TOME i
— 11 est un peu lard, dit ma mère.
— Ce n'est pas trop loin, dit mon père, heureusement. Va donc tout de môme et tout de suite, mon garçon.
— Vois-tu. femme, dit-il à ma mère, il ne faut pas que cela reste ici vingt-quatre heures.
— Tu as raison, Daniel, » répondit-elle, l.lle nous débarbouilla, nous brossa un
peu, nous fil les plus propres qu'elle put, Joë et moi, et nous partîmes.
lue heure après, nous étions dans un beau salon, devant un grand monsieur qui, comme l'avait dit Joë, avait l'air très-bourru. Joë me dit tout bas, dès le premier regard, que c'était bien le monsieur aux six pences.
« Qu'est-ce que c'est? » nous dit le monsieur d'une voix brève.
« Monsieur, lui dis-je, nous sommes les petits balayeurs du coin de Pall-Mall et de rtegent-Sireet. Vous souvenez-vous d'avoir donné vers quatre heures un deniischelling à Joe.
— Eh bien! dit-il, est-ce que ce u était pas assez?
— Oh si! lui dis-je tout intimidé; mais c'est qu'après nous avons trouvé par terre quelque chose qui est peut-être bien à vous. »
Le monsieur se leva, me prit par la ' main, m'amena sous la lumière d'une lampe, et me regardant dans le blanc des yeux :
« Tu as une bonne petite figure, me dit-il, et si tu es en train de faire une bonne action, cela me fera plaisir. J'ai perdu en revenant de la cité un portefeuille en maroquin noir. Est-ce là par hasard ce que lu as trouvé, mou garçon?
— Tout juste, lui dis-je bien content, et papa, à qui je l'ai montré, m'a dit de vous le rapporter bien vite. Il a vu votre adresse dedans.
— Ah! dit le monsieur, il a donc ouvert le portefeuille?
— Pour voir l'adresse. » dis-je les larmes aux jeux.
Le monsieur me regarda encore une fois bien fixement.
.Mais celte fois- là je n'avais plus peur, et entre mes larmes je soutins son regard.
« Voyons ça. .1 me dit-il.
Je tirai de" ma poche le papier licelé et je le remis au monsieur. Il le déficela d'un air bien tranquille; il ouvrit le portefeuille; il en lit sortir, comme avait fait mou père, les papiers qu'il renfermait , les regarda, sans se presser, les uns après les autres, les remit dans les poches du portefeuille, mit le portefeuille dans sa poche, me demanda mon nom. celui de mon petit frère, celui
de papa, celui de maman, s'informa de ce qu'ils faisaient tous les deux, et prit une prise de tabac pendant que je lui répondais.
Je répondis le plus nettement que je pus à ses questions. Quand ce fut fait, il écrivit trois mots au crayon sur un des papiers qui couvraient la table de son bureau, me tapa sur la joue et me dit : « C'est bon, mon garçon ; tu peux t'en aller. »
Je ne me le fis pas dire deux fois. Le regard froid et le ton presque dur avec lequel le monsieur nous avait interrogés avaient tout à fait interdit le pauvre Joë, qui était tout tremblant et me tirait depuis le commencement par derrière, en me disant tout bas : « Gregory, allons-nous-en.
Quand la grande porte de l'hôtel se fut refermée sur nous, et que nous nous vîmes en liberté, sur le trottoir, nous nous mimes à courir. Il faisait nuit tout à fait lorsque nous revînmes à la maison.
Ma mère, inquiète, nous attendait.
« Eh bien ! mon Gregory, me dit mon père, qu'est-ce que lu as donc? Tu es tout essoufflé; et toi, mon Joe, pourquoi es-tu si rouge?
— Laissons-les parler, » dit ma mère.
Je racontai ce qui s'était passé. Quand
j'en fus arrivé à la lape sur la joue, mon père me dit tout bas :
« El après?
— Après, lui dis-je, mon papa, il m'a dit : « Va-l'en, mon garçon. »
— El c'est tout? dit ma mère.
— Tout, » lui répondis-je.
Notre père jeta sur ma mère un regard dont je n'ai bien compris que depuis, par le souvenir, la divine mansuétude. Puis :
« C'est bien, mon enfant, me dit -il, tu as fiiit ton devoir. >» — Et il ferma les yeux.
« Avez-vous faim? me dit ma mère après quelques minutes de silence.
— Oui. dit Joë.
— Oui, répondis-je.
— Tu as l'argent , me dit ma mère
UN ANNIVERSAIRE
d'une voix douce, car, dans notre hate de l'envoyer reporter le paquet, nous avons oublié de te demander ce que tu avais ga- I gné ; va vite chez le boulanger et rapporte d'à côté un peu de bière aussi; cela vous fera du bien après cette grande course.
— J'ai presque quatre schellings, >» lui dis-je.
Et, mettant ma main dans ma poche, j'y cherchai le gain de notre journée.
« Eh bien! qu'as-tu? » me dit-elle.
Je n'avais rien trouvé dans la poche où je mettais d'ordinaire, dans un petit sac en cuir, les profits de notre travail. Je cheri chai dans mes autres poches. J'y cherchai en vain, j'avais perdu ma petite bourse.
Je fondis en larmes.
o Mère, dis-je, mère, je ne sais pas comment cela a pu se faire! Mère, je ne l'ai pas fait exprès...
— Ah! mon enfant, dit ma mère, je le sais bien.
— Mère, dis-je en rappelant mes souvenirs, c'est peut-être chez le monsieur, quand j'ai retiré le paquet. J'y retournerai demain, ce soir, si lu veux. Ça sera tombé, je n'ai pas entendu, il y avait un tapis.
— Non, dit ma mère vivement, non.
Gregory, tu n'y retourneras jamais. »
Et se frappant le front :
« Mais, mes pauvres petits, il n'y a rien. rien, pas un morceau île pain ici, et nous n'avons pas de crédit chez le boulanger...
— Je n'ai pas faim, et Joe n'a pas faim non plus. Nous sommes fatigués, nous voulons dormir, dis-je en me jetant bien vite dans ses bras.
— N'est-ce pas, Joë?
— Oui, dit Joë en rougissant ; nous dormirons bien tout de suite,»
Ma mère ne dit rien. De grosses larmes coulaient de ses yeux.
« Dépêchons- nous de nous coucher, dis-je à Joé, et faisons semblant de dormir.
Quand nous dormirons, maman ne pleurera plus, et demain j'irai de bien bonne I heure demander à John Maxwell un schelling — que nous lui rendrons le soir, sur notre travail. De cette façon-là, il y aura de l'argent à la maison, dans la journée, pour papa et pour maman. »
Mon bon petit Joë se le tint pour dit, et lorsque je me mis à côté de lui dans le petit lit qui nous servait à tous les deux, il s'endormit sur mon épaule.
Quand, plus tard, je sentis que le sommeil allait venir, comme je n'entendais plus de bruit dans la chambre, j'ouvris encore un peu les yeux. Ma mère était assise au chevet de mon père ; ses paupières étaient à demi closes, son ouvrage avait échappé | de ses mains. Mon père sommeillait, et excepté sa respiration qui était lente et difficile, on n'entendait rien dans la chambre.
Je retrouvai le lendemain ma mère dans la même position. Je me levai sans bruit, j'allai trouver notre cousin John, qui me rendit le grand service que j'attendais de lui.
Quand je rentrai, ma mère s'éveilla. Je lui dis ce»que j'avais fait. Elle m'embrassa, ses lèvres étaient brûlantes :
« Ne sois pas malade, lui dis-je tout bas.
— Ne crains rien, me dit-elle, je ne le serai pas. »
Le surlendemain, mon père était plus mal.
Le jour d'après, plus mal encore. Il voulut nous tenir tous dans ses bras longtemps, avant de nous laisser partir.
« Veux-tu qu'ils restent? lui dit ma m. *'re.
— Oui, oui..., » dit-il.
Mais, un instant après, il lui dit : « Non: n et, me souriant, il m'attira une lois encore v ers lui.
<i Mon Gregory. me dit-il, tu sais ce que | tu m'as promis et pour tes frères, et pour tes su'iirs, et pour ta mère?
— C'est promis, père, » lui répondis-je, plus ému que de coutume, sans savoir
ÉDUCATION. — RÉCRÉATION
pourquoi, par l'accent qu'il avait mis dans baisai en lui disant : « Ah! mon papa,» sa question. cinq ou six fois.
La main de mon père était retombée « Mon chéri, me dit-il, je t'aime de toute blanche sur les draps de son lit, et tout mon cœur; vous êtes tous de bons non plus rouge comme au temps de sa petits enfants; la mère et moi nous ne santé et de son travail. Je la pris et je la , pouvions en désia-r de meilleurs. »
Ma mère nous embrassa à son tour, et vant elle : a Oh! m'-re, lui dis-je, pario-
nous parti mes encore. Le soir, nous la trou- moi dont !
vaincs sur les marches. Quoiqu'elle fut là — Gregor) , me dit-elle sans paraître
pour nous attendre, elle ne bougeait pas, et étonnée de me \uir là, mes enfants, ne
on eût dit une statue. faites pas de bruit ; je crois que votre père,
le descendis avec précaution jusqu'à la je crois encore qu'il dort.... » marche au-dessous pour la voir par devant.
J'avais fait signe aux petits de s'arrêter. Mon père, mes amis, donnait pour tou-
Klle avait les veux si grand ouverts, que jours. Mon p ie dormait de l'éternel som-
j'en fus épouvanté. Je me mis à genoux de- meil.
UN ANNIVERSAIRE. 93
M. Sullivan, qui avail parte debout, à la façon anglais*', avail élé obligé de se rasseoir après ces mois.
Il demeura quel(|ue temps lt*s coudes appuyés sur la table, sa ligure cachée dans ses deux mains.
Tous les convives avaient les yeux humides et se taisaient, resj)eclaut son silence.
Au bout de quelques minutes, faisant un violent effort pour maîtriser son émotion.
M. Sullivan se releva.
— On esl un enfant à lout âge pour pleurer un père, dit-il, c'est un deuil que rien n'efface. Les années l'allongent, mais ne l'éloigneut pas, et j'ai cru un instant que j'avais entrepris plus que mes forces, en i ramenant ce passé sous nos yeux. Mais je ne vous ai parlé que de nous et que «le mon père. Je n'ai pas fini...
Trois jours après avoir conduit Daniel Sullivan k sa dernière demeure, nous étions tous réunis, ma pauvre mère, mes frères, mes sœurs et moi, autour d'un petit repas auquel elle s'efforçait de nous faire prendre part, quand un cab s'arrêta devant notre maison. Ln pas brusque se fit entendre dans l'escalier. La porte s'ouvrit ; un grand monsieur entra.
Joe se mil à trembler : c'était le monsieur au portefeuille.
i< Qu'est-ce qu'il veut, frère? » me dit-il tout bas.
Il ne faisait pas très-clair dans noire cave. Le monsieur mit sa main au-dessus de ses yeux, comme pour assurer sa vue, et m'ayant reconnu il me salua d'une petite tape sur la joue, comme le soir où il m'avait si vivement congédié: puis s'adressanl à ma mère : « Voilà, madame, dit-il, un pelil bonhomme qui vaut mieux que moi. Il m'a rapporté en murant, le soir même du jour où il l'avait trouvé, mou portefeuille et une fortune, et j'ai, moi, laissé passer une semaine avant de lui re-
mettre sa bourse que son étourderie avait à son tour laissée à ma garde. »
Tirant alors de sa poche mon petit snc de cuir : « Reconnais-tu ça, me dit-il. monsieur le sans-soin? Est-ce bien à toi, cet objet précieux? Ah! ah! je ne suis pas fâché de voir qu'on manque de tête à tout âge. Quatre schellings! Ah çà, tu roules donc sur l'or, mon garçon, que lu sèmes | ainsi tes trésors chez des gens que tu ne !
connais pas? »
Nous nous taisions tout étonnés et presque blessés d'entendre parler avec celle bonne humeur dans une chambre qui renfermait tant de chagrin.
Le monsieur au portefeuille, qifî n'avait pas sans doute compté sur notre silence, chercha des yeux autour de lui pour voir si quelque chose lui en apprendrait la raison.
« Qu'est-ce qu'il y a? nous dit-il en baissant la voix, Est-ce que je parle trop haut?
Est-ce que quelqu'un dort ici, que je puis réveiller? »
Je l'arrêtai d'un geste désespéré.
James Harrisson, car c'était lui, James Harrisson avait tout compris. En une seconde, ce fui un tout autre homme.
« x\h! madame, dit -il à ma mère, en serrant ses deux mains amaigries, je vous demande pardon... J'espérais apporter à j voire mari le bonheur et peut-être la santé, et j'arrive trop tard. Ah! je sgis coupable!
Pourquoi faut-il que le mal soit toujours plus pressé que le bien! Différer de bien faire, c'est un crime. Votre mari...
— Je n'ai plus de mari, dit ma mère, et ces petits n'ont plus de père.
— Pauvre , pauvre femme ! pauvres , chers petits enfants! >» s'écria M. Harris- ' sou, le visage lout bouleversé.
Je \ous ai parlé longuement do mou I père, parce que vous ne l'avez pas connu; mais que vous dirai-jc de James Harrisson que vous ne sachiez, que je ne puisse vous | rappeler d'un seul mot? James Harrisson,
EDUCATION. — RECREATION
c'était le bon riche, comme Daniel Sullivan avait été le bon pauvre.
Tout ce qui pouvait être fait pour adoucir notre deuil, il le fil avec cette vivacité de cœur, avec cette froideur de raison qui étaient sa marque particulière.
« Ah! disait ma mère, quelquefois, j'ai honte d'être presque heureuse. Si Daniel était là...
— Il y est. il y est, répondait James Harrisson. Los morts restent présents, quoique invisibles, partout où on les aime. Soyez heureuse tout à votre aise, vol ri? mari prend de là-haut sa part de votre bonheur.
— M. Harrisson a raison, me disait nia mère en versant de douces larmes. Ton père est là; je sens qu'il ne nous a pas quittés d'un instant.
— A la bonne heure, disait M. Harrisson, vous voilà raisonnable.
— Ah ! le cher homme, pensais-je.
— Vous êtes un juste, lui disait ma mère.
— I,es justes ne sont pas si rares qu'on le croit, répondait en riant James Harrisson.
Votre mari en était un, et il avait cent fois plus de mérite à l'être que moi. Vous êtes un juste, vous aussi, mistress Sullivan, et vos petits enfants, c'étaient des justes aussi, à leur petite façon, quand ils balayaient des portefeuilles dans Hcgenl- Street. Je me suis toujours étonné, soit dit entre nous, en lisant la Bible, que Dieu ait laissé brûler Sodome, faute de dix justes. Et si j'osais, je dirais qu'il n'avait peut-être pas bien cherché ce jour-là.
— Fi, disait ma mère en souriant, voilà que les justes ne vont plus l'être. I es jugements de Dieu, monsieur Harrisson. sont impénétrables, comme ses desseins; vous ne voud riez pas que ces enfants pussent en douter un seul jour?
— Non, certes, disait James Harrisson, j'ai voulu, par cetle coupable plaisanterie, vous tirer de vos larmes, et rien de plus, mistress Sullivan. »»
James Harrisson était sans famille, nous fûmes sa famille. Il fui pour nous un second père. Ma mère se rendit si utile dans le gouvernement de sa maison, que M. Harrisson disait qu'il proposerait à la chambre des communes de la faire nommer gouverneur des Indes. « Il est bien sûr, s'écriaitil quelquefois, qu'elle seule pourrait y remettre tout en ordre, et sans faire crier personne. »
Je devins, après mes études faites, son employé, puis, quelques années plus tard, son associé. Il établit Joë, il maria mes belles petites sœurs avec les bons maris qu'elles ont là, et qui veulent bien m'écouter. Et, pour tout dire, il n'a fait qu'un chagrin à la pauvre famille qu'il avait tirée de la misère et du désespoir, ce fut celui de la quitter à son tour pour aller recevoir dans le ciel la récompense de ceux qui ont été bons sur la terre.
El encore, ajouta Gregory Sullivan, sa mort fut si belle, il partit si calme, qu'il trouva, dans la sérénité de cette dernière heure, la puissance d'adoucir pour nous jusqu'aux douleurs d'une si cruelle séparation. 11 nous a prouvé qïie la mort même peut être digne d'envie.
« Dans un instant, dit James Harrisson en regardant ma mère et en nous regardant, dans un instant, après avoir rendu mes comptes au souverain Juge, j'aurai à rendre compte à votre mari, à votre père, de la famille qu'il m'avait laissée par sa mort. Ce compte sera doux pour lui, mes amis; je vous dois les meilleurs jours de ma vie. Ah! ou parlera de vous plus d'une fois là-haut, dit-il encore, ne l'oubliez pas... »
Ce fut son dernier mot.
Gregory Sullivan avait cessé de parler.
L'assistance, recueillie, semblait l'écouter encore.
Après quelques moments donnés à une
UN ANNIVERSA1KK.
légitime émotion, une bonne vieille dame, à la figure encore charmante, d'une mise simple, mais pleine de distinction, se leva en face de Gregory Sullivan.
— Gregory Sullivan, mon bon fils, ditelle, tu as dignement parlé de nos défunts amis, et je t'en remercie. Os petits enfants, ajouta-l-elle en indiquant delà main le bout de la table où les plus petits de la famille étaient réunis, ces petits enfants, notre orgueil et notre joie, se rappelleront tes paroles. Il est bon que leurs jeunes oreilles entendent, de bonne heure, des choses sérieuses ; il est bon qu'ils apprennent d'une bouche véridique et loyale comme la tienne qu'il ne faut pas fuir la mémoire de ceux qui vous ont chéri, qu'il faut garder avec soin et amour dans son cœur le culte des aïeux, et qu'après le récit d'une belle et honnête vie, celui d'une belle mort est le plus noble des enseignements.
Grâce à toi, mon Gregory bien-aimé, ils sauront, par l'exemple de Daniel Sullivan, mon mari, et par celui de James Harrisson, notre bienfaiteur à tous, qu'une bonne conscience est un bon oreiller, alors même
qu'il s'agit du dernier sommeil ; ils sauront en même temps que les méchants seuls doivent redouter l'heure de l'éternel repos.
Prenant alors son verre demi-plein :
— A la mémoire de Daniel Sullivan I A la mémoire de James Harrisson!
dit-elle, d'une voix dont elle s'efforçait en vain de dissimuler l'extrême émotion.
— Hurrah pour eux deux! s'écria l'assemblée.
Les larmes sont douces quand elles ont une noble source.
Le repas s'acheva aussi gaiement qu'il avait commencé.
Chacun se redisait à l'oreille quelque trait de la vie de ceux dont le souvenir venait d'être évoqué, et quand l'heure fut venue de se séparer, toutes les mains s'unirent dans un cordial adieu. On se quitta en se promettant de reprendre avec plus de zèle encore, le lendemain, la lx;sogne quotidienne.
P.-J. Stwil.
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