AVENTURES DU CAPITAINE H ATT E R AS
( Suilc.)
Sliandon quitta le docteur et donna l'or- — Oui, répondit ce dernier, et cela est
dre de carguer les voiles hautes. fâcheux, car vous pourriez bien avoir rai-
u 11 y tient, dit le docteur au mailre son, monsieur Clavvbnnny. a
d'équipage. Le samedi, vers le soir, le Fonvard dou-
ÉDUCATION. — RÉCRÉATION
bla le mull' de Galloway, dont le phare fut relevé dans le nord-est ; pendant la nuit, on laissait le mull de Cantvre au nord, et à l'est le cap Fair sur la côte d'Irlande.
Vers les trois heures du matin, le brick.
prolongeant l'Ile Rathlin sur sa hanche de tribord, débouquait par le canal du Nord dans l'Océan.
C'était le dimanche 8 avril; les Anglais, et surtout les matelots, sont fort observa-
teurs de ce jour -, aussi la lecture de la les vagues furent ti ès-for les, le roulis très-
Bible, dont le docteur se chargea volon- dur. Si le docteur n'eut pas le mal de mer,
tiers, occupa une partie de la matinée. , c'est qu'il ne voulut pas l'avoir, car rien
Le vent tournait alors à l'ouragan et ten- n'était plus facile. A midi, le cap Malinhead
dait à rejeter le brick sur la côte d'Irlande; disparaissait dans le sud; ce fut la der-
nière terre d'Europe (pie ces hardis marins dussent apercevoir, et plus d'un la regarda longtemps, qui sans doute ne devait jamais la revoir.
La latitude par observation était alors de 55° 57', et la longitude, d'après les chronomètres, 7° ?|0'*.
L'ouragan se calma vers les neuf heures