‹ Magasin d'education et de recréationChapitre 57 sur 142 · LETTRE VU. — LA TÈTE ET LA POITRINE · texte numérisé non relu

LETTRE VU. — LA TÈTE ET LA POITRINE

Gœthc, un des grands noms de la littérature humaine , un grand poêle en prose et en vers, qui se mêlait d'êire savant à ses moments perdus, et qui a plus servi la science que bien des savants de profession, Goethe nous apprend dans ses Mémoires que se promenant un jour à Venise, sur les sables du Lido, il aperçut à terre un crâne de mouton, fendu, comme il dit, de la manière la plus heureuse, et qu'il y trouva la confirmation d'une idée qui lui était venue déjà, à savoir que les os du crâne ne sont que des vertèbres transformées. Il n'y a qu'un poète pour avoir de ces illuminations, et c'est bien dommage, pour la science et pour eux, que les génies littéraires n'aillent pas s'inspirer plus souvent ù l'étude des lois de la nature : le génie (rouve à s'exercer partout. Assurément peu de séances de laboratoire ou de cabinet auront été plus fécondes que cette

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