n ne faut pas quHls Dui^^t à vos devoirs essentiels
4.<* 11 fam que vous VôuS y prêtiez sans vous y livrer , c'est*^à-d^e , qu'il Tie faut pi)int vous y abaudounëxr si absolfi* ment que voire cœur en jsoit possédé.
5.^ 11 faut purifier yotçe intention en cherchant à vous amuser, c'est-à-dire, ne chercher qu'à vous délasse^ de vos devoirs et de vos occupations journalières , pour les reprejidre ensuite avec plus de vivacité.
En dernier lieu , je vaiç .vqjis donner' une règle pour connaître si vos arauseraens sont iniioceRS : avant de les prendre , voyez si vous aurez la hardiesse de dîre : Moa Dieu ,. c'est pour l'ainour de vous que levais prendre ce divertissement. ') *?'!%".
Est-ce qu'on peut offrir à Dieu les amusemens qu'on prqnd ? J'aurais cru que c'aurait été lui manquer de respect.
MABEM. BONNE.
; N'ayez-vcws pas remarqué ce ^e dit S. Paul ? Soit que vous^ mangiez -y Bôii
DES JLJ30J/E8CBVT1ËS. 235
que pom buviez y faites tout pour la gloire de Dieu, 11 ne dit pas , soit « que Touspriea, soit que vous donniez l'att-, mône;. il choisit de tontes les actions de la vie , \ies plus animales , pour nous montrer qull.n'en est aucune cpfe vouB ne deviez faire pour la gloire de Dieu. Yoilà le vrai secret de la sainteté (je top|)0$e que vos actions ne soient pas crimineUes) : ne> faites que les actions oc;dinàires, .et faites-les ,' non par contrainte , non pour vous satisfaire vous-
nxême!^ mais pour la gloire de Dieu.
liÀDY XOUISB,
Mais qu'est-ce que cela fait à Dieu , que je m'apiuïe ou non ?
MAbSM. 30NNE.
Dieu 9 en unissant votre ame à votre corps y a chargé la première du soin de ce dernier. C'est donc obéir à Dieu , le glorifier par votre soumission a ses ordres , que d'avoir un soin raisonnable de votre corps. Le nourrir modérément, veiller à la conservation de sa santé , le délasser par des récréations honnêtes j
:254 liB MAGASIN ^
toutes ces choses sont pour vous des de* Toirs auxquels vous ne pourriez manquer sans pécher. Puisque Dieu vous commande ces choses, tous faites une aCtioii ^ui lui esta^éable, en les eacécutant, et TOUS ipoiivéz lui offrir Totre obéissance. Mais remarquez que ,.pour oser te faire, il faut qtie vous vous en teniez précisément à ce qu'il tous a commâlid=é. P^ exemple ) une : personne qai mai^éràit .avec excès , aurait: mauTaise gra^ île idire : Mon Dieu , c'est pour vous obéir que je mahge ainsi-* Sa conscience lai dirait tout de suite : As-tu bien l'audace de oroîre obéir à Dîeii , en sacrifiant ta santé qu'il t'a obligé de conserver 7 En observant les choses que :]e viens de vous prescrire , vous pouvez vous amuser autant que vous le jugez à propos. Je veux vous donner ces règles* par é^rit : iîrous examinerez vous-même si vos plaisirs jusqu'à présent y ojQt été conformés. Alors IsKly Lucie goûtera sans scrupule , ' et pour l'amour dé Ken/ ceux qui seront ,de la nature prescrite .et lady Louise Sacrifiera généreusement tous ceux qui * ne pourront s'accorder avec ces règles.
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liADY liUCIE.
J^en ai plus appris aujourd'hui , que clans tout le reste de ma vie; et si vous vouliez nous accorder de tems en tems de pareilles conversations, je me croirais la plus heureuse personne du monde.
MADEH. BONNE^
Je suis tout à votre service y mesdames ; mais au moins gardez-moi le secret : la ^conversation que nous venons d'avoir, paraîtrait bien' ridicule aux gens au bel air.;i..;... Yoilà nos jeunes dames qui ar^ rivent pour la leçon de philosophie ; novks y trouverons des lumières propres à confirmer ^e que nous avons commencé ' à expliquer , et que nous approfondiroiis la premières foiS;.
FJJSr DE liA F£LEMi:^RE P^RTJB,
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