DES A1>OI«X15G£KT£S
mer fut basse y il trouva de l'or daas la chambre du capitaine , et il le jeta à terre , de dépit , en disant : à quoi ma peut âel^vir cet or ? il n'e6t bon ni à manger ^ ni à faire des habits , ni à me guérir si j'étais malade. J'aimerais bien mieux tm tonueiB^l de biscuit, ou unedeim-?douaaiiie de chemises. Lady SesDsée, racontera ces dames l'histoire de Pytbiua ^ elle vient admiri^ blement bien à uoMre sujet.
Pythkis était un prince lydiep, qui
«▼ait beaucoup de mines d'or dans ses
'petits états ; il y faisait trayailler ses
pauvres sujets four et nuit > saus Leur
donner un moment de relâche. Sa femme,
qui avait beaucoup d'esprit, voulut Le
corriger de son avarice ; car quoiqu'il
eût 4ant d'or , il craignait de le dépenser
pour les choses nécessaires , et u'av^t
d'autre plaisir que de l'enfermer dans
ses coffres. Un jour donc que Pyihius
avait été à la chasse , et qu'il avait grand*
faim , elle lui fit servir pour son dluer des
plats pleins de pièces d'or. D'abord le
prince fut charmé de voir tant d'or, et
76 LE MAO^SIK
passa ({uelques minutes à le regarder avec complaisance ; cependant , comme cette vue ne remplissait pas son estomac , il pria sa femme de lui faire donner quelque chose à manger. Comment , lui ditelle , n'aTe2-vous pas pour votre dîner ce que vous aimez le mieux ? Vous vous moquez , lui dit Pythius , je ne saurais manger de l'or, et je pourrais mourir de faim avec tout celui qui est dans l'univers, Cest donc un grande folie , dit la princesse y d'aimer si passionnément une chose qui ne peut vous servir à rien dans vos coffres : apprenez que l'or ne vaut rien quand il est enfermé , et qu'il n'est utile qu'à ceux qui savent le changer à propos contre les choses nécessaires à la vie. Pythius sentit la sagesse de cette leçon. Il se corrigea si bien , qu'il fut dans la suite aussi généreux qu'il avait été avare jusqu'alors.
MADEM. BONNE
Il faut en demeurer Jià^ mesdames , car il est trop tard pour continuer la leçon. .
DES ABOIiESCENTES. ^7
liADY liUCiE, tout bas.
Ma Bonne , miss Zinna aurait grande envie de venir à la conversation parti-culière que vous voulez bien nous ac-' corder.
MADEM. BONNE
Amenez-la, ma chère , je la recevrai avec plaisir.
7^ Ii£ MAG^ASIK