‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 159 sur 712 · XV · texte numérisé non relu

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» 11 fut si frappé qu’il ne tarda pas à revenir à des sentiments meilleurs. C’est lui qui a fondé la magnanerie i

et la grande fabrique de tissus de soie qui fait vivre la j

moitié au moins de la population de sa petite ville. Il est ?

marié, père de famille, et il élève fort bien ses enfants. |

J’oubliais de vous dire qu’il a fait en volontaire la guerre j

contre les Français. Si vous allez le voir de ma part, vous |

serez fort bien reçus ; si vous faites allusion au cauchemar '•

que je vous ai raconté, il songera un peu, puis il se mettra J

à rire en disant ; « Ce bavard de Gomez ! « Après quoi il |

vous montrera, dans sa bibliothèque, les Copias de Man- |

rique, qu’il vénère, non plus comme une relique de fa- ?:

mille (car il sait à quoi s’en tenir sur sa prétendue parenté | ;

avec don Jorge et don Rodrigo), mais comme une des œu- | :

vres poétiques qui font le plus d’honneur au caractère et au génie espagnol. Enfin, si vous insistez, il vous fera | voir, soigneusement encadrée, la caricature de Goya qui l’avait tant frappé. Je n’ai plus qu’un mot à ajouter: |

Quand Dieu nous a pris en pitié, et a résolu de nous ra- .1

mener au vrai et au bien, il sait où, quand et comment |: frapper notre âme ; mon histoire en fait foi. » >

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