Monocentre du Japon. — 2. Diodon ou Orbe épineux
Ces poissons , appelés aussi orbes épineux , habitent les mers tropicales ; ils se tiennent assez ordinairement dans le voisinage des côtes. Ils se nourrissent de petits poissons, d’oursins et de mollusques, dont ils brisent la coquille avec leurs fortes mâchoires. On les pêche au filet ou avec des hameçons ; on est obligé de les assommer pour pouvoir les prendre sans danger. Quelquefois, après être restés longtemps gonflés, ils expulsent avec bruit l’air qu’ils avaient avalé, ils abaissent leurs épines et deviennent tout à coup flasques et mous ; mais si l’on avance la main pour y toucher, ils s’enflent et se hérissent de nouveau.
V ostracion à cornes dépasse encore les deux précédents par la singularité de son aspect. Il est revêtu d’une cuirasse osseuse formée en apparence de conrpartiments hexa-
gones soudés entre eux. Cette cuirasse représente une sorte de boîte ou de coffre dans lequel le poisson est enfermé, et qui laisse passer par des ouvertures les nageoires, la queue et les mâchoires, seules parties mobiles de l’animal. De là le nom de colfre donné àl’ostracionpar plusieurs naturalistes.
Dans certaines espèces, ce coffre osseux est triangulaire ; les deux faces latérales se réunissent sur le dos et forment une arête plus ou moins aiguë. Dans d’autres, une quatrième face, horizontale, recouvre le dessus du corps.
L’ostracion qne nous représentons est caractérisée par la forme triangulaire de sa carapace et par les quatre aiguillons dont il est armé. Deux de ces aiguillons sont placés au-dessus des yeux et dirigés en avant; les deux
autres, tournés en arrière, sont situés à l’extrémité de l’abdomen.
Ces poissons se trouvent dans les mers chaudes des deux continents. Leur taille atteint de trente à quarante centimètres.
Enfin , le petit poisson appelé oréosonie conifèî'e est un véritable monstre. Son nom d’oréosome signifie poisson montagneux, et cette qualification est justifiée par les grosses boursouflures qui couvrent son corps et le font ressembler à la carte en relief d’un pays hérissé de montagnes et de volcans. Ces boursouflures sont coniques et striées de cercles parallèles à leur base. Elles sont un produit de la peau, dont toute la surface est grenue, et se détachent facilement.
Une autre bizarrerie de l’oréosome est d’avoir la bouche fendue verticalement sur le museau , et plus haute que l’œil.