BONNIN DE CH.XLUCET
Jean-Casimir eut pour successeur Armand-Louis Bonnin de Chalucet, nommé abbé commendataire en 1673, et mort, en 1712, evéque de Toulon.
Dans le journal » de ce qui s’est fait et passé de considérable en la communauté dos Vaux pendant le prieurat de Charles Louvet (de 1680 à 1689), on trouve, au milieu de choses insignifiantes, des détails naïvement rédigés et qui édifient sur la façon dont s’exécutaient les constructions du ri)i :
«En juin 1685, nous avons fait desmolir une des granges de notre ferme de Saint-Non , qui estoit prest de tomber par sa caducité, n’ayant pas trouvé à propos de la rebastir, tant a caïuse fj>ue le Roy a pris quantité des
terres de la dite ferme pour emploier et enfermer en son parc de Versailles, comme aussy à cause de la difficulté d’avoir des ouvriers et matériaux, qui sont tous occupés dans les ouvrages que le Roy fait à Versailles, jusques-Iâ mesme qu’on oblige les ouvriers d’y aller travailler, et on ne permet pas qu’ils s’occupent aux besoignes des particuliers. »
Quelques visites à l’abbaye (du Dauphin en partie de chasse), quelques travaux de peinture et de menuiserie, des achats de vêtements et ornements sacerdotaux, semblent avoir été les événements « considérables » de cette période. Parmi les achats, il en est qui ne dénotent pas, à coup sûr, de bien grandes exigences artistiques de la part des moines des Vaux ou de leur prieur :
« En janvier 1688, écrit le rédacteur du journal, nous avons fait faire et achever trois tableaux de dix escus pièce ; l’un est de la Purifica.tion de la Sainte Vierge , l’autre est une Sainte Famille, et l’autre du Baptesme de Nostre- Seigneur fait par saint Jean ; et encore un quatriesme de mesme prix, qui représente les scribes et les pharisiens présentant à Kostre-Seigneur une monnoie. >'