‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 219 sur 712 · ASTRONOMIE · texte numérisé non relu

ASTRONOMIE

VÉRITABLE FORME DE l’oRBITE TERRESTRE ET REPRÉSENTATION DU MOUVEMENT ABSOLU DE LA TERRE DANS l’espace.

Les orbites des planètes, c’est-à-dire les chemins par- , courus par elles autour du Soleil comme contre ou foyei , sont, on le sait, des ellipses, mais des ellipses si peu dit- ; férentes d’un cercle que, à première vue, il est presque impossible de les en distinguer. j

Voici , du reste , pour la Terre , l’ellipse de son orbite d’une part, et d’autre part uu cercle ayant pour diamètre le petit axe de cette ellipse. L’excentricité est d’environ - 33»:Soit, ici, un millimètre.

Par suite de cette comparaison, il conviendrait donc presque mieux de nommer une telle ellipse un cercle à deux centres; car le peu d’éloignement des, foyers exclut toute idée d’ellipse, dans l’acception ordinaire et immédiate de ce mot.

Mais si, relativement au Soleil comme centre ou foyer, les orbites des planètes sont représentées par des courbes fermées, il n’en est pas de même quand on considère ces mêmes orbites relativement à l’espace.

En effet, le Soleil n’est pas immobile dans l’espace, mais animé d’un mouvement propre par lequel il entraîne avec lui la Terre et tout le système planétaire. Ce mouvement est actuellement dirigé vers la constellation d’IIercule avec une vitesse de soixante millions de lieues environ par année; il s’ensuit que, se doublant de ce nouveau mouvement, le mouvement des planètes devient complexe et que la forme de leurs orbites est modifiée en conséquence des chemins multiples ainsi parcourus.

Or, ainsi qu’on le voit dans la figure ci-contre, qui est 1 orbite de la Terre, non plus simplement l’orbite autour du Soleil, mais bien l’orbite dans l’espace, c’est-à-dire le chemin que verraient décrire à la Terre les habitants des mondes des étoiles, s’ils pouvaient la voir, la forme de cette orbite est une épicycloïde, non pas une épicycloïde serpentante et continue comme l’épicycloïde lunaire que

nous reproduisons sur cette petite figure, mais une épicycloïde bouclée, c’est-à-dire qui revient sur elle-même à chaqne^ révolution de la planète autour du Soleil et de manière à produire une rétrogradation complète dans la moitié de cette révolution.

Il en est ainsi parce que, relativement au Soleil, le mouvement de la Terre est beaucoup plus rapide que celui de la Lune par rapport à la Terre.

Cette circonstance crée, du reste, un nouvel état dans la physiologie de la Terre : c’est l’accélération et le ralentissement alternatifs de son mouvement sur la marche moyenne, et cela selan que la translation s’opère à l’orient ou a 1 occident du Soleil. Au surplus, c’est ce que traduit assez bien notre figure par l’espacement des divers points < U parcours, qui sont tous placés à des distances correspondant à des intervalles de temps égaux.

-Mais comme toutes les forces du système solaire sont concentrées dans le Soleil lui-même, il s’ensuit que ces inégalités et ces rétrogradations, toutes réelles quelles soient dans l’espace, disparaissent pour la Terre, absorbées quelles sont dans la masse des agitions et des influences solaires.

Ce n’est pas tout; car, en môme temps que l’orbite de

la Terre est représentée par cette sorte d’épicycloïde bouclée, la direction du mouvement de translation du Soleil étant inclinée de 60 degrés environ sur le plan de l’éclip-

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