‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 220 sur 712 · VT-T'A©-'T87S · texte numérisé non relu

VT-T'A©-'T87S

le Soleil | |

^ la Terre j

tique, puisqu’elle aboutit à la constellation d’Hercule, il s’ensuit qu’au lieu de se dessiner dans l’espace sur un plan droit, cette orbite décrit une spirale formée de grands et de petits anneaux; de telle sorte que si, à la faveur des

noeuds sur un plan droit, la Terre eût dû, en revenant chaque année , passer exactement par ITin des points où

elle s’était trouvée un an auparavant par la superposition de ces mêmes nœuds dans le plan incliné, elle ne repasse, au contraire, jamais par le même point du ciel. On peut dire qu’e^/e tombe obli(iuement dciHS le vide iulini, avec le Soleil et tout le système planétaire.

Quoi qu’il en soit de toutes ces considérations, l’orbite terrestre, qui était autrefois inconnue, puisque la Terre était considérée comme immobile au centre du monde, cette orbite une fois sortie de l’immortelle découverte de Copernic, faisant aussi son progrès et son développement dans l’esprit humain, et y étant devenue une courbe fermée, y existe aujourd’hui sous la forme d’une ligne sans lin, dévorant à son tour l’éspace, et douée ainsi d’une sorte d’existence relative et de vie sidérale.

Ce que nous venons de dire de la Terre s’applique à toutes les autres planètes du système solaire et à leurs lunes ou satellites. 11 faut le dire aussi pour toutes les étoiles, qui sont des soleils, et pour tous les systèmes de mondes qui gravitent autour d’elles.

En présence d’un tel dédale et d’une telle complexité de mouvements de toutes sortes qui s’enroulent, se croisent et s’enchevêtrent sous mille formes les uns dans les autres et dans tous les sens ; en présence de toutes les inégalités et les perturbations infinies qu’ils produisent, que deviennent les anciennes idées sur l’immobilité de la création et la prétendue stabilité des cieux?

Comme notre Soleil, toutes les étoiles voguent dans l’espace vers des directions variées et avec des vitesses considérables. 11 n’y a rien de fixe dans l’univers. Tout marche... vers des destinées inconnues.

La réalité vient donc ici redresser les erreurs de l’imagination et rappeler à la vanité humaine qu’elle avait un peu créé le monde à son image, et que l’immobilité apparente des choses provient uniquement de notre petitesse relative et du peu de durée de notre frêle existence. La terre n’est pas passée deux fois par le même chemin ; tout change, tout marche dans la nature.

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