M. SYLVESTRE
Du temps que j’étais écolier (il y a de cela longtemps, car j’ai maintenant plus de cheveux gris que de cheveux noirs), mon père fut nommé percepteur à Gennes en Sologne. Le jour où il apprit sa nomination, il lui échappa de dire ; « On m’envoie là dans un joli port de mer. » Comme j’ignorais encore le sens de cette locution proverbiale, je partis pour Gennes persuadé que nous allions réellement habiter un port de mer. D’un autre côté, comme je ne me faisais aucune idée de ce que c’est que la mer, je gardai longtemps à part moi la conviction qu’un «joli port de mer » est une bourgade entourée de maré-,cages où pullulent les grenouilles, où les gens grelottent! la fièvre les trois quarts de l’année, en s’abstenant, par économie, de recourir au médecin et au pharmacien ; où des gamins à demi sauvages courent nu-pieds en toute saison ; où la maison du percepteur est un château , comparée aux masures qui l’entourent, à moitié enfoncées dans la bourbe; où la maison d’école ressemble à une geôle, et l’instituteur à un croquemitaine mécontent et irascible. Tel était le village de Gennes en Sologne, quand j’étais écolier. Autant qu’il m’en souvient, les gens ,
(') Voyage en Mongolie , par l’abbé Armand David , missionnaire lazariste de Pékin. Le père David est un naturaliste éminent qui rend à la science des serviçes ù’ès-appréciés.
passaient leur temps à élever dans la boue des porcelets d’une race étrange, qui semblaient avoir fait un ferme propos de ne jamais engraisser ; ces porcelets, agiles et malins comme des singes, avaient la réputation de n’étre point comestibles; les charcutiers de Bracieux et de Blois les tenaient en souverain mépris, ce qui fait qu’op les consommait sur place. Le temps que les gens ne donnaient point à ces animaux extraordinaires, ils l’employaient à pêcher des sangsues et des grenouilles. On emportait à Blois les sangsues dans des bocaux, et les grenouilles dans d’énormes mannequins d’osier portés à dos d’âne ou de mulet. Ces grenouilles faisaient un vacarme infernal tout le long de la route. Aussi quand les gens du faubourg de Vienne, à Blois, entendaient de loin cette cacophonie, ils se disaient entre eux, d’un air souverainement méprisant : « Voilà les Solognots qui arrivent ; entendez-vous leur musique? »
L’école primaire de Gennes en Sologne n’était point, je suis forcé de le dire, un foyer de lumières, ni une académie de beau langage. A qui la faute? au père Tandaret,
1 instituteur, ou à ses disciples? Je crois que tout le monde avait bien quelque chose à se reprocher.
M. Tandaret, ou plutôt « le père Tandaret », comme on l’appelait au village, était un vieux célibataire, fort négligé dans sa tenue et dans son langage, dégoûté à l’extrême de son métier, plein de mépris pour les Solognots, qui lui rendaient son mépris avec usure. La tradition locale raconte que l’ancien instituteur ayant émigré parce qu’il mourait de faim, la commune était restée plusieurs années privée des bienfaits de l’instruction primaire. Un beau jour, un personnage bizarre, d’un extérieur peu prévenant, était arrivé de Blois à pied, portant tous ses biens terrestres empaquetés dans un mouchoir à carreaux qui pendillait au bout d’un vieux parapluie sang-de-bœuf. Ce personnage s’aboucha avec le maire, et fut installé officiellement dans les fonctions d’instituteur. Quoiqu’il fût d’une discrétion absolue sur son passé, le bruit courait qu’il avait fait toutes sortes de métiers , et que , n’ayant réussi dans aucun, il s’était fait instituteur, de guerre tasse, et pour en finir une bonne fois.
Il commença par trouver à redire à tout, aux marécages qui lui donnaient des rhumatismes, aux grenouilles qui l’empêchaient de dormir, aux cochons maigres qu’il trouvait d’une familiarité offensante, à la lésinerie du conseil municipal qui le réduisait à la portion congrue ; que sms-je encore? à la maison d’école qu’il appelait un taudis, à ses écoliers, enfin, qu’il coiffait de sobriquets ridicules et d’épithétes diffamatoires. Tl se vantait volontiers d’avoir connu des jours meilleurs, et de n’être point né pour le métier qu’il faisait. Je suis persuadé, en effet, qu’il n’était point né pour enseigner, et je parierais qu’il ne s’y était guère préparé non plus. En somme, ce qu’il nous enseignait, il ne le savait guère mieux que nous; et cependant, nous pouvions nous vanter d’être d’une ignorance rare.
Tout prétexte nous était bon pour manquer la classe : les uns restaient au lit parce qu’ils avaient la fièvre, l’avaient eue récemment ou allaient l’avoir; les autres faisaient l’école buissonnière, donnaient la chasse aux cochons maigres, arrangeaient leurs différends à coups de poing en rase campagne, faisaient des sifflets avec des branches de saule, dénichaient les œufs des poules d’eau.
« Bon débarras! » disait sans vergogne le père Tandaret. Ceux qui se décidaient à aller du côté de l’école arrivaient sans se presser. Presque jamais le père Tandaret n’était dans sa chaire à l’heiire juste, soit qu’il se fût oublié au
lit , soit qu’il fût perdu dans ses méditations ; car on ne me fera jamais croire qu’il employait tout ce temps à faire sa toilette.
Comme il se sentait en faute, il était très-irritable ces jours-là. Je le vois encore d’ici, avec son vieux bonnet de laine planté tout de travers sur ses longs cheveux en désordre, l’œil plein de malice, les besicles sur le. bout du nez, la souquenille flottante, la houssine en main.
Il s’avançait lentement, en traînant la savate, et prodiguait les coups de houssine à ceux quj ne se glissaient pas assez vite à leur place. Alors, d’un air méditatif, il se prenait le menton entre l’index et le pouce, et appelait la première division ; quand il en avait fini avec la première division, il appelait la seconde, et ainsi de suite.
Boileau a dit avec raison que « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. » J’ai tout lieu de croire que le père Tandaret ne connaissait pas bien les matières de son enseignement, car il manquait absolument de clarté. Cela ne 1 empêchait pas de vouloir être compris du premier coup, et d’entrer en fureur quand on lui demandait quelques explications complémentaires.
Selon les jours et l’état présent de son humeur, il se levait brusquement, enfonçait ses poings dans les poches de sa souquenille, et arpentait l’école à grands pas en marmottant des injures et en faisant le gros dos; ou bien il enfouissait brusquement la tête du coupable dans un vaste bonnet d’âne qu’il avait toujours sous la main; ou bien il lui prenait une pincée de cheveux qu’il tortillait et secouait comme si c’eût été une touffe de mauvaises herbes, et qu’on lui eût donné mission de l’arracher ; ou bien il l’époussetait à coups de martinet ; ou bien il lui disait :
« Allonge ta patte », et il lui administrait une demi-douzaine de patocÂes avec une férule en bois de chêne, que le fréquent usage avait rendue toute luisante.
En conséquence, la jeunesse gennéenne détestait cordialement l’instruction, qui se présentait à elle sous la forme d explications obscures, de questions insidieuses et insolubles entremêlées d’apostrophes insultantes et de copieuses escourgées. Aussi levillage de Gennes, qui avait peu de relations avec le monde extérieur, et qui ne tirait rien de son propre fonds, si mal cultivé par le père Tandaret, continuait à croupir dans son ignorance et dans son indifférence traditionnelle
Au bout de deux ans de séjour à Gennes, mon père fut envoyé dans une commune des environs d’Orléans. Je commençai sérieusement mes études au collège royal d’Orléans, je les terminai au collège Charlemagne, à Paris. Peu à peu j’oubliai Gennes et la Sologne.
Une affaire imprévue m’y ramena au bout de quarante ans. Je me rappelais en wagon que mon père, autrefois, quand il venait faire ses versements à la recette générale, était obligé d’y venir à cheval ; je m’inquiétais déjà de trouver un moyen de transport, lorsque j’aperçus, à la sortie de la gare, un joli petit omnibus qui portait sur ses flancs le nom de Gennes en Sologne, écrit en lettres d’or.
Je pris place sur l’impériale, et je me laissai aller silencieusement aux souvenirs du passé lointain, qui me revenaient en foule. Je m’attendais à trouver du nouveau dans la bourgade ; les générations anciennes avaient sans doute disparu, décimées par la fièvre encore plus que par ’âge; des générations nouvelles s’étaient élevées ; on avait dû bâtir de nouvelles huttes, que la mousse recouvrait déjà depuis ce temps; mais le bourg n’avait pas pu s’étendre jeaucoup, enchâssé comme il l’était dans les marécages.
Quand nous eûmes franchi les Ponts-Chartrains, laissé Vineuil à notre gauche et cheminé environ deux heures sur une route bien entretenue, je me dis : « Le moment
est venu où nous allons entrer en Sologne, le coup d’œil va changer. » Et je revoyais d’avance, rien qu’en fermant I«s yeux, la zone de dunes arides, suivie d’une sorte de croupe rocailleuse où nous venions autrefois, dans nos courses du jeudi, chercher sur une petite plante cà fleur jaune, dont je n’ai jamais su le nom, des chenilles merveilleuses que nous emprisonnions dans des boîtes ; ces chenilles étaient habillées d’une sorte de velours jaune à bandes noires, et ponctuées de grains bleus, semblables à des turquoises. Au delà de la croupe rocailleuse, on rencontre des dunes»plus basses que les premières; puis, à mesure que l’on descend , apparaissent les marécages, et entre autres la Grand’Boire, où nous faisions, l’hiver, de si belles glissades.
Au bout de quelque temps je me frottai les yeux. Où étaient donc les dunes de sable aride? La route s’enfoncait dans de belles plantations de pins maritimes. Je reconnus à la fin l’emplacement de la croupe rocailleuse; elle était surmontée d’une fort jolie maison de campagne, entourée de vignes. Les plantations de pins reprenaient ensuite; puis... ma foi, plus de Grand’Boire; à la place, des prairies d’un beau vert où paissaient des chevaux, . des bœufs, des vaches et du menu bétail; au milieu des prés serpentait un joli ruisseau, clair et limpide. Nous ne sommes pas à Gennes, ce n’est pas possible! Cependant je reconnais le vieux clocher, mais il a été remis à neuf, l’église a été agrandie, les huttes en pisé à toit de joncs ou de bruyère ont été remplacées par des maisons en briques, recouvertes de tuiles ou d’ardoises. Pas trace de marécages; à droite j’aperçois une cheminée d’usine. Le conducteur m’apprend que cette usine est la verrerie de M. Van-Blotaque, un Belge établi dans le pays depuis longtemps. Et là-bas, ce grand bâtiment long? C’est la tuilerie de M. Verdat, autre Belge.
Par les fenêtres ouvertes de la maison d’école, j’aperçois un jeune maître d’une tenue décente et grave. Je n’ai fait qu entrevoir l’intérieur de l’école, tout y est propre et bien en ordre. Les écoliers sont attentifs et appliqués; c’est à peine si quelques-uns des plus jeunes tournent la tête au bruit de l’omnibus qui passe.
L’omnibus s’arrête à Vhôtel de la Croix-Blanche. Je reconnais bien le nom , mais je ne reconnais plus le petit cabaret borgne d’autrefois. Un vieillard décoré vient réclamer un paquet. Gomme sa physionomie m’a frappé, je demande qui il est. '
— C’est, me dit le conducteur, l’ancien maître d’école.
— Quoi ! c’est le père Tandaret?
— Oh! mais non, me répond le conducteur en riant. Il y a trente ans que le père Tandaret est mort. Comme cela, vous avez connu le père Tandaret?
— J’ai été son élève.
— Moi aussi.
Je lui dis mon nom.
Eh bien, alors, reprit-il, nous avons été camarades.
Je le reconnus en le regardant plus attentivement.
N est-ce. pas, me dit-il, que tout est bien changé par ici?
J avais bien entendu dire, lui répondis-je, que le gouvernement s’occupait de la Sologne...
— Oh ! il n’y a pas longtemps que le gouvernement s’occupe de nous. Mais, voyez-vous, nous avons commencé par nous en occuper nous-mêmes. Quand je dis « nous », je veux dire que M. Sylvestre, ce brave et digne homme que vous venez de voir, nous a tous ensorcelés, pour notre bien. Le gouvernement a vu ce que nous faisions, et cela lui aura donné idée de s’en mêler. Après la mort du père
Tandaret, nous avons eu tout un chapelet de maîtres qui jetaient les hauts cris en arrivant, et qui n’avaient rien de plus pressé que de partir d’ici ; il faut dire aussi qu’ils y avaient bien de la misère. Un beau jour, là-bas, à Paris^, ils font passer une loi qui change les affaires du tout au tout pour les maîtres d’école. Pas bien longtemps après, nous voyons arriver un monsieur qui n’était plus tout jeune, mais qui avait l’air joliment décidé. Un de ses amis, qui l’avait accompagné par curiosité, s’empressa de lui dire :
— Tu ne peux pas rester ici ; ce n’est pas habitable.
— Nous changerons cela, lui répondit-il.
Et il resta.
Je ne sais pas ce qu’il avait dans le regard ; mais en un rien de temps les enfants le respectaient, et les parents avaient confiance en lui. Il employait ses jours de congé à courir à droite et à gauche avec des outils d’arpenteur et un tas de mécaniques que personne ici n’avait jamais vues. 11 rapportait dans des boîtes du sable, de la tourbe, de la terre, et il regardait cela pendant des heures en se mettant sur l’œil un gros verre, qu’il appelait son microscope.
Un beau jour, il dit au père Pénigaut :
— Qu’est-ce que vous rapportent vos muions de sable, sur la route de Bracieux?...
— Rien du tout, répondit le père Pénigaut; c’est ce que le sable rapporte depuis que le monde est monde.
— Vous vous trompez, père Pénigaut, il y a des pays dans le Midi, qu’on appelle les Landes, .où l’on plante dans le sable des arbres qui ne s’y déplaisent pas : le pin maritime, par exemple. Vous devriez essayer.
— Nenni, dit le père Pénigaut; planter des arbres dans du sable! Ce serait donc pour récolter des manches à balai l’année suivante. Ces manches à balai ne se vendraient pas le prix qu’ils pi’auraient coûté, et je n’ai pas d’argent à perdre.
Le nouvel instituteur- ne dit rien sur le moment; mais un jour qu’il était allé à Blois pour affaires, il rapporta trois ou quatre petits arbres sur son épaule. 11 demanda au père Pénigaut la permission de les planter dans son sable.
— Faites, faites, dit le bonhomme, ne vous gênez pas.
Et il riait d’un air malin.
L’autre planta ses arbres. On venait de Bracieux et de Cour-Cheverny les regarder par curiosité.' Tous les badauds des environs disaient ; « Ils ne prendront pas! » Les gens d’ici disaient ; « Ils prendront! » par amourpropre, et pour défendre l’honneur de la commune; mais au fond ils ne pouvaient croire à un pareil miracle. Ils ont pris. Monsieur, et si bien pris, que c’était à qui en plan-terait. L’argent manquait; le maître d’école indiqua les moyens de s’en procurer, en s’adressant non à l’usurier, mais à des Belges qui ne demandaient pas mieux que de s’associer avec les propriétaires des dunes.
Une autre fois, il emmène avec lui le maire et les gros bonnets du pays; il leur prouve clair comme le jour, en faisant des nivellements, qu’on peut dessécher les marécages en ouvrant un canal jusqu’au Beuvron. Malgré tous les si et les mais, il met le maire en mouvement, le mène chez le préfet, leur fait signer à tous les deux un tas de papiers, de demandes, de pétitions. Bref, il obtient l’autorisation pour la commune de déverser, à ses frais, Teau qui la gênait, en la conduisant par où il avait dit. Mais la commune n’avait pas le sou. Il décida le conseil municipal à faire un emprunt. Cela ne s’était jamais vu ; aussi les anciens disaient que c’était la fin du monde. Ils avaient beau dire, cet homme-là parlait si clairement qu’on disait toujours : Il a raison, et on ne savait pas lui résister. De fil en aiguille, nous nous sommes débarrassés de nos eaux dormantes , qui provenaient de sources sans écoulement.
A la place de nos marécages, nous avons un beau pâtis communal, quelques bandes de bonne terre, qui devient encore meilleure à mesure qu’on y met des engrais, et un beau petit ruisseau qui fait tourner un moulin à une demilieue d’ici. On sait maintenant par ici ce que c’est qu’un bœuf ou un cheval, et la vieille race des' cochons maigres s’est décidée à engraisser. Nous n’exportons plus ni grenouilles ni sangsues, mais nous exportons de la poterie et
de la verrerie qui s’en va sur des gabares tout le long de la Loire.
Uu beau jour, le gouvernement s’est dit : Voilà des gens qui se démènent de leur mieux, il faut les aider. Quand le maire annonça au conseil municipal que le gouvernement faisait cadeau d’une grosse somme à la commune, il ajouta que ce serait une ingratitude sans nom de ne pas songer à 1 instituteur qui avait mis tout en branle.
Une École d’autrefois.
— Composition et dessin d’Alfred Beau.
Il adressa à M. le préfet une pétition qui fut signée de tous les gens de la commune, excepté de l’instituteur, que l’on n’avait pas mis dans le secret. Un jour, M. le préfet arriva dans sa voiture , comme un homme qui veut simplement voir ce qui se passe, et au moment où le maître d’école se doutait le moins de ce qui allait arriver, il lui mit sa propre croix à la boutonnière. Je n’ai jamais été si heureux de ma vie que le jour où j’ai vu cela de mes deux yeux. Quant à M. Sylvestre, il porta sa croix à ses lèvres et se mit à pleurer.
Avant de quitter Gennes, je me fis présenter à M. Sylvestre. Je fus singulièrement frappé de la distinction de ses manières et de la beauté de son regard, qui avait quel-
que chose de doux et de mélancolique. Je construisis sur ces données je ne saisjjuel roman sentimental dont je fus le premier à me moquer quand j’y repensai sérieusement.
J avais quelque peu oublié , au milieu du tourbillon des affaires, Gennes en Sologne et M. Sylvestre, lorsqu’un article de journal me révéla le secret de cette vie si bien' remplie. M. Sylvestre était un fils de bonne famille; il avait eu le malheur de tuer à la chasse son meilleur ami, qui donnait les plus belles espérances. Après le premier égarement de la douleur, il avait pris la résolution de réparer le mal qu’il avait fait, en consacrant sa vie tout entière à une œuvre de dévouement, sans autres confidents que Dieu et sa conscience. Il avait quitté son nom qui était trop connu et qui n’aurait pas manqué de le trahir : Sylvestre était celui de son ami ; il le porta toute sa vie en
mémoire de lui, et dans son testament demanda qu on l’inscrivît sur sa tombe. Il léguait sa fortune, qui était considérable, à la commune de Gennes, pour servir à l’établissement d’un hospice de vieillards et d’infirmes.