A BURGOS
Un vieil auteur espagnol du dix-septième siècle, le docteur Cristoval Suarez de Figueroa, parle en ces termes 1 des mendiants de profession qu’il avait chaque jour sous
les yeux dans la capitale (') : « Il n’est pas nécessaire, dit-il, de découvrir leurs feintises et leurs débordements, car tout le monde les connaît. Les uns, se gonflant le ventre, font croire qu’ils sont hydropiques, grâce cà la perfection de leur art, et ils se délivrent de cette fâcheuse situation dès
que bon leur semble ; les autres remplissent le rôle d’aveugles, se faisant conduire par un chien ou par quelque garçonnet.' Il y en a qui, avec une adresse merveilleuse, se tordent en apparence les pieds et les jambes; celui-ci devient teigneux aux yeux du monde en parsemant sa tête
rasée de petites vessies pleines de cervelle ou de sang qu on saupoudre de farine. Il y en a qui se présentent avec tout 1 aspect de plaies cancéreuses offrant le plus dégoû-
universal de iodas ciencias y artes , parte tradvcida de toscano, y parte compuesta por et doctor Cristoval Suarez de Hgueroa. Con licença en la fidelissima villa de Perpinan, por Liiiz Roure; 1C30, in-i».
tant spectacle. D’autres encore, avec une notable habileté, imitent les gens possédés du démon, simulent d’affreux tremblements, ont l’écume et la bave à la bouche, enflent leur gorge, poussent des cris, et vont jusqu’à mordre les gens; feignant la folie, on les voit courir nus par la cité, sautant dans les places, riant à gorge déployée, prononçant des mots déshonnêtes, et demandant quelques
cuartos poiw’ soutenir leur vie. Il y en a qui prennent l’habit ecclésiastique, et, sans avoir reçu les ordres sacrés, demandent l’aumône comme pauvres prêtres; ils ont l’art de choisir les lieux où la foule afflue, espérant y faire meilileure recette, à la honte de la justice cléricale et môme [de la séculière, qui devrait les punir rigoureusement. Il ly en a encore qui parlent de leur ancienne captivité, quidisent comme quoi ils ont échappé des mains des Turcs; puis, une chaîne aux pieds, un nerf de bœuf cà la main, avec lequel ils exécutent le moulinet, vont criant : La Allah ilia Allah, Mohammed resoul Allah , et se font faire place au milieu de l’assemblée, finissant toujours par se recommander à la bourse des assistants. D’autres encore se transforment en soldats destitués, disent-ils, de tout secours, montrant leur triste nudité sous leurs chemises trouées; ceux-là ont parfois le nez et les oreilles tranchés par ordre de la justice ; ils portent le bras en écharpe, et de l’autre main, qui reste bandée, vont demander l’aumône, sans oublier le refrain qu’ils viennent de la guerre. Stylés d’une façon différente, ceux-ci marchent comme en pèlerinage avec leur bourdon , leur sombrero et .leurs reliques, tout ce qui convient enfin au costume qu’ils ont adopté,; ils parlent latin, montrent certaines bulles et patentes A’évôques falsifiées, disant à l’occasion qu’ils vont soit à Rome ou à Notre-Dame de torette, soit à Santiago de Galice ou au Saint- Sépulcre pour accomplir leurs dévotions. Il y en a qui font les messieurs, ayant derrière eux des compagnons qu’ils font prendre pour leurs serviteurs, et sous un costume menteur se disent, celui-ci marquis, celui-là comte, cet autre cardinal. »
Mais il convient de ne pas suivre plus longtemps cette énumération complaisante des fourberies de la gueuserie espagnole telle qu’elle existait au début du dix-septième siècle. En réalité , la mendicité a été de tout temps une plaie de l’Espagne. Cependant ce serait une erreur de croire que l’administration espagnole n’a jamais rien tenté pour diminuer ce mal. Au dix-huitième siècle, par exemple, des hospices fondés par le comte d’Aranda eurent pour destination de recevoir les vrais pauvres atteints de maladies réelles; on ouvrit aussi des lieux d’asile. On sait que des colonies furent établies, sous Charles III, dans les âpres montagnes de la Sierra Morena, par l’influence d’Olavide, et les colons, qu’on y avait attirés d’Allemagne, étaient autorisés et encouragés à employer les bras de tous ceux qui témoigneraient du désir de s’affranchir, par le travail, d’une dégradante oisiveté. Malheureusement ces essais ne prévalurent pas contre l’habitude invétérée des mendiants de se satisfaire des aumônes qu’ils sont assurés de trouver surtout aux portes des églises et des couvents. « Vivre de peu et ne rien faire » est encore aujourd’hui leur seul désir. La misère leur est beaucoup moins odieuse que le travail. Aussi sont-ils encore maintenant ce qu’étaient leurs ancêtres décrits par le docteur Cristoval Suarez. Un historien contemporain (') raconte ainsi ce qu’il vit non loin de Burgos :
« Aranda est une des villes où Ton rencontre le plus de mendiants. Singulière célébrité! Mais après tout il est bon, indispensable, de se familiariser avec le mendiant espagnol. « Por Dios, senorito ! un cuarto, etc., etc. » Ces deux rimes vous poursuivent un quart de lieue durant. La gent mendiante fait boule de neige. Elle se composait de deux enfants et d’un ou deux vieillards à votre entrée dans la ville. Quand la diligence s’arrête, c’est une armée croassante qui vous entoure , et si vous avez assez de charité pour lui jeter en pâture le moindre cMarto, malheur à vous ! car les deux rimes en question recommenceront à vous
(*) Un été en Espagne, par Augustin Chaltamel, auteur des Mémoires du peuple français. 8 vol. in-8.
assourdir. Je vous souhaite encore d’avoir affaire à des mendiants à figure d’homme. Je me rappelle que dans un certain village de la Mancha, nous avons été tenus en respect par cinq ou six monstres sans nez ou sans oreilles, ou, qui pis est, horriblement couturés : ils nous faisaient peur... Passe pour le mendiant qui a plus de la soixantaine : la mendicité est le dernier refuge des vieillards ; chez eux elle est quelquefois le châtiment d’un passé vi-^ cieux, ou le dernier anneau d’une chaîne de malheurs con-, tinuels. Mais les enfants qui tendent la main , quel sera' leur avenir? Apprentis mendiants, exerceront-ils toujours leur étrange profession? L’idée ne leur viendra-t-elle pas qu’on gagne beaucoup plus à menacer qu’à implorer? De la mendicité au vol , il n’y a pour eux souvent qu’une question de temps ou de nécessité.
» Physiquement, le mendiant espagnol l’emporte sur les iTôtres par l’aspect hâve et flétri de ses joues, par la puissance de ses regards fauves, par la demi-fierté qu’on remarque dans sa façon de demander l’aumône, : peut-être se croit-il descendant en droite ligne du pauvre Henri ill le Valétudinaire, qui un jour, après une longue chasse, ne trouvant pas de quoi dîner, fit vendre son manteau pour acheter un morceau de bélier. Le mendiant espagnol a en général de la barbe, comme ses confrères de toutes les nations. Une chose nuit cependant à la beaulè de sa tête, c’est son habitude de se raser les cheveux à moitié. Vieux ou jeunes sont fort laids ainsi tondus.
i> Le mendiant parfois porte le manteau, vrai filet à grosses mailles, au travers desquelles on aperçoit les rapiécetages de ses calzones (sa culotte); ses sandales vont rendre l’âme, et son reste de sombrero (chapeau) ne pourrait supporter le poids d’une aumône trop forte : il y succomberait. Un pellejito (petite outre) plein de vin, quelquefois une guitare en ruine, composent son bagage. «
C’est à Burgos, la capitale de la Vieille-Castille, que M. Ulmann a placé la scène de mendicité que nous reproduisons, et qui fut très-remarquée à l’Exposition de l’année dernière. Le tableau n’a point de détails qui répugnent. On sait gré à l’artiste de ce qu’il a su mettre de sobriété et de goût dans sa composition. Il paraît certain , du reste, que les pauvres de Burgos ne ressemblent pas tous aux autres mendiants de l’Espagne.
L’auteur de X Itinéraire d’Espagne, M. Germond Delavigne, appelle les habitants de Burgos « les bonnes gens de l’Espagne. » Ils ne sont point riches; leur province est une des plus pauvres de la monarchie espagnole, en raison de la rareté de débouchés ouverts à leurs produits. Le peu de moyens qu’ils entrevoient pour sortir de leur misère les décourage et les retient dans cette indolence qu’on leur reproche. On comprend aisément que dans une pareille ville, il doit être difficile d’extirper la mendicité.
Les mendiants de Burgos sont divisés en deux classes : on distingue les pobres verdaderos des pobres fahos, c’està-dire les vrais pauvres des faux. Les premiers sonl des mendiants accrédités, et on les reconnaît à un signe ostensible qu’ils portent, et qui consiste en une plaque de fer-blanc attachée à leur sombrero ou à leur bonnet do fourrure. Cette plaque porte la suscription de pobre et un numéro d’ordre. Ces pauvres « attitrés » sont très-fiers de cette immatriculation , et semblent par leur attitude appartenir à ce que Ton pourrait appeler la vieille noblesse de la gueuserie. Il paraît, du reste, que n’est pas mendiant titulaire qui veut ; pour être rangé dans cette catégorie, il faut faire une sorte de stage pendant un certain ; laps de temps. Une fois le poste conquis, à moins de forfaiture inqualifiable, la place est à vie. Investis de leur ; position et l’insigne en tête, ces privilégiés de la guenille | attendent avec une sorte de dignité le denier qui leur est ,]
clù. On croirait que c’est par une concession faite à un vieil lisage qu’ils daignent tendre la main parfois aux passants.
Des distributions municipales et capitulaires leur sont faites deux fois par semaine, les jours de marché, le samedi et le jeudi {dias del ochavito) ; le samedi à la cathédrale, le jeudi près de YArco Santa Maria.
L’attitude paisible et grave que M. Ulmann a donnée à ses personnages ne laisse pas le moindre doute que ce ne soient là des mendiants autorisés. Il les a encadrés dans un des endroits les plus pittoresques de la ville. L’Arco de Santa Maria est un édifice du seizième siècle. Érigé en l’honneur de Charles-Quint, il a tous les caractères de la renaissance. Cette porte s’élève à l’une des sorties de la ville; tà très-peu de distance on rencontre le pont qui débouche vers les routes de Madrid et de Valladolid. «Elle est flanquée, dit M. Delavigne, de six tourelles, et ornée des statues de Nuno Rasura, de Laïn Calvo, du comte Diego Porcello, de Fernan Gonzalez, du Cid et de Charles- Quint I) , personnages éminents dans les légendes glorieuses de la Castille.
DERNIÈRES P.VP.OLES DE .lÉROME DE PRAGUE.
Conduit au lieu du supplice, Jérôme de Prague, la tête haute, l’air calme, la physionomie presque souriante, monta sur le bûcher et fit signe à l’exécuteur des hautesœuvres en lui disant :
— ^ Viens, et mets le feu cà ce bois, sous mes yeux: si j’avais eu peur du supplice, je ne serais pas ici; les moyens de fuir, si je l’avais voulu, ne m’auraient pas manqué.
DESTRUCTION DES ANIMAUX MALFAISANTS
LES PIÈGES
Suite. — Voy. p. 135, 227.
Tous ces animaux, putois, martre, fouine, belette, chassent constamment aux souris, taupes, mulots, lapereaux et jeunes lapins, œufs et oiseaux : c’est donc la nuit qu’il sera surtout possible de les prendre pendant ces expéditions, et c’est de grand matin qu’il faudra visiter son assommoir, pour le retendre et s’assurer qu’il joue parfaitement. Une fois un réseau de ces pièges bien placé soit dans un bois, soit dans un parc, dans un jardin anglais ou aux alentours des granges et fournils d’une ferme, notre avis est de les laisser presque à demeure. Le piqué des animaux sur la terre des sentiers vous instruira toutes les fois que vous le voudrez de la fréquentation de ces chemins; dans ce cas, on retend tous ses pièges un beau soir, et il est presque certain qu’on prendra l’animal dans la
nuit, parce qu il est habitué à passer .'ans défiance sur la plupart d’entre eux.
La fig. 9 donne le détail de la boîte, analogue aux ratières ordinaires, dont nous avons indique plus haut l’emploi dans certains endroits fermés, comme granges ou fournils. La construction de ce piège est très-simple. Les deux cordelettes C, C, attirent et soulèvent les couverclestrappes de chaque extrémité E, E, de la boîte ; elles passent dans le même anneau A, se réunissent et vont s’attacher au bâtonnet F que l’on voit à travers l’ouverture fort agrandie de la paroi H. Ce bâtonnet, aiguisé en biseau à ses deux extrémités, s’encoebe légèrement dans une entaille de la planche du fond et dans une autre entaille de celle de côté H. On y attache un appât convenable, et lorsque l’animal le dérange, il s’échappe suivant la ligne G par l’ouverture étroite où il passe presque juste; les cordelettes C, C, glissent, les portes tombent, et l’animal est pris. Pour empêcher qu’il ne soulève les portes, dont le poids n’est pas considérable, on a soin de placer en D,D, dans les montants, un petit axe portant un appuiE,R, qui tombe droit sur le couvercle fermé , et, en le buttant, fait que de dedans on ne peut l’ouvrir. Placées entre les bottes de foin ou de paille, ces boîtes ne semblent embarrasser en rien le passage, et l’appât qui pend au petit crochet est une tentation de plus, quoique nous ne soyons pas partisans des appâts pour des bêtes aussi méfiantes et aussi rusées que celles que nous poursuivons. 11 faut les prendre par surprise, en leur laissant croire que rien n’intercepte leur chemin : l’appât sent toujours l’homme; ils se méfient, reculent et se détournent. En tendant ce piège, on aura soin de rétrécir le passage où on le mettra, de façon que l’engin semble parfaitement la continuation des parois du défilé. On fermera le dessus avec des bottes disposées comme il faut pour ne pas empêcher de jouer la machine. Ce piège prend parfaitement les rats.
On peut encore essayer, sous bois, do l’assommoir mar-
Fig. 10. — Assommoir américain.
ieaii des trappeurs américains. La figure 10 en donne une idée exacte. On place entre deux pieds d’arbre A, A, un tourniquet de corde C, ou une hart de branche, dans lequel on engage le manche d’une masse grossière M. Un double crochet en branche maintient par une de ses extrémités le manche D du maillet, tandis que l’autre extrémité E passe autour d’un piquet enfoncé en terre. Sur cette sorte de marchette est attaché l’appât 0 : lorsqu’un animal y tombe, il déclanche le manche du maillet, et celui-ci lui frappe sur la tête.
On pose cet instrument partout où deux arbres ou deux
brins de taillis permettent d’attacher trois ou quatre tours de corde. La mailloche est toute faite; on l’apporte avec soi. Mais il faut appâter! C’est là une grande difficulté, non dans les forêts vierges, mais dans nos pays civilisés, où les animaux sont futés, où les bois sont fréquentés une bonne partie de la journée par des chiens de chasse ou de troupeaux. Quoi qu’il en soit, ce moyen est très-bon, et peut être mis en usage aisément dans les parcs fermés de murs où l’on est chez soi, Le piège ne coûte pas cher et peut être construit partout.
Nous n’indiquerons aucun piège pour prendre la taupe, parce que nous ne pouvons la regarder comme un ennemi. Tout en elle, surtout sa mâchoire, indique un carnassier de premier ordre. A ce titre, elle est notre amie et notre auxiliaire , puisqu’elle poursuit sous le sol les larves les plus dangereuses pour nos récoltes et nos plantations. Si elle bouleverse un peu les prés et les jardins, souffrez ce léger inconvénient en compensation des services qu’elle vous rend; d’ailleurs J un coup de râteau est bien vite donné et efface toute taupinière.
Nous serons également très-sobres d’indications pour la capture des rats et rats d’eau, des souris des maisons èt des souris des champs. La plupart des pièges que nous avons décrits jusqu’à présent s’appliquent parfaitement aux deux premières espèces : il suffit de changer les amorces animales en fruits , graines ou matières préférées par les rongeurs. Quant aux secondes, la première fille venue de ferme ou de basse-cour en sait autant que nous sur les pièges communs qui servent de temps immémorial.
Nous ne pouvons cependant nous empêcher de rappeler une combinaison fort ingénieuse et d’une extrême simplicité (fig. 11 ). On fait choix d’une de ces assiettes- creuses, à grands rebords, en faïence, qui servent communément dans la campagne; on la retourne et l’on soulève un de ses bords au moyen d’une noix à laquelle on fait une ouverture ; on tourne cette ouverture vers le dessous de l’assiette. La souris sent la noix, et se place commodément sous l’assiette pour continuer l’ouverture et manger l’amende. A la première attaque, l’assiette tombe et la souris est prise. Le lendemain on soulève légèrement un bord, la souris en se remuant laisse passer sa queue, et on la saisit.
Quant aux souris des champs, qui composent ces invasions désastreuses, désespoir de nos cultivateurs et ruine de certaines parties de nos campagnes, elles ne se traitent point avec de petits engins de capture. 11 faut contre de tels fléaux des mesures d’ensemble, malheureusement encore bien peu étudiées et bien peu familières à nos cultivateurs.
.\vantde quitter les engins qui servent à la capture des
quadrupèdes nuisibles grands et petits, nous ne pouvons omettre de décrire une combinaison qui porte le nom célèbre de quatre de chiffre, et dont nous avons seulement dit précédemment quelques mots.
.Un quatre de chiffre (fig. 12) se compose de trois parties essentielles : GF le bilboquet, IJ le support, AB le bras de détente. On doit remarquer que le bilboquet et le support ont chacun une extrémité taillée en bec de flûte. Ces bois peuvent se tailler au couteau dans de légères branches d’arbres ; ils portent tous des entailles auxquelles on. donné la forme indiquée par la figure 12 . Pour tendre cet
Fig. 1<2. — Détail du quatre de chiffre.
engin, on place la partie inférieure du support sur ou entre quelques petites pierres, pour qu’il ne pénètre pas dans le sol, car il faut qu’il tombe quand le piège fonctionnera. On place alors l’extrémité I dans la coche H du bilboquet, et la pointe F de celui-ci dans l’entaille B du bras de détente. On amène alors les deux encoches D et K à se rencontrer, et le piège est tendu; plus on appuie sur G, plus il est solide.
Fig. 13. — Assommoir à quatre de chiffre.
On en profite pour le placer, comme figure 13, sous une planche G, chargée d’une pierre P formant assominoir, et s’appuyant tout simplement sur 1 extrémité supérieure du bilboquet B. L’appât a été attaché préalablement à l’extrémité du bras de détente ; quant à la finesse de la détente, elle dépend beaucoup de l’habileté de celui qui fait et tend le piège. Ce piège manque rarement son effet, et, selon la qualité de l’appât, peut demeurer tendu longtemps sans devenir trop dur, parce que la planche couvre le mécanisme et ne le laisse point à la pluie.
La suite à une autre livraison.