‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 258 sur 712 · A BRIGNOLES (VAR · texte numérisé non relu

A BRIGNOLES (VAR

Le vieil Ormeau de Brignoles (Var). — Dessin de Tirpenne,

L’ormeau de la place Caramy, à Brignoles, est trèsancien, mais aucun document n’indique avec précision son âge.

On rapporte qu’en 1564, Charles IX, visitant la Provence et les ermitages de la Sainte-Baume et de Notre- Dame des Grâces en compagnie de Catherine de Médicis, du duc d Anjou et de Henri de Navarre, s’arrêta à Brignoles, et que la cour fut divertie par les danses provençales exécutées sous l’ormeau de la place Caramy, qui avait déjà attiré 1 attention du roi (').

P) On dit aussi que les mêmes voyageurs virent ù Hyères un orannrr qm avait porté quatorze mille oranges, et qui était dSme grosseur si nmeuse que le roi , le due d’.ynjou et le roi de Navarre , s’étant i 'iüMt XLlll. — Si,i’TE.Uiit(E 1875.

Autrefois le pied de l’arbre était, dit-on, baigné par les eaux de la rivière Caramy, qui en est éloignée aujourd’hui de plus de 200 mètres au nord. Le tronc immense, dont la forme est bizarre, a, comme l’arbre de Salernes ('), abrité pendant de longues années l’échoppe d’un savetier. 11 y a quarante ans environ , ce savetier étant mort, la municipalité de Brignoles fit murer par prudence une partie du tronc. Ce pan de mur, qui est vis-à-vis la place, est couvert d’affiches de toute sorte : on vient les lire et causer. Combien de générations ont

pris par la main , purent à peine l’embrasser. On grava sur son tronc ces mois ; Caroli regis amplexu glorior.

(*) ’Voy. p. U5.

de même échangé leurs sentiments et leurs pensées près du vieil arbre !

La partie de l’ormeau soutenue par une colonne s’avançait autretbis de près de 2"'. 50, et se creusait en forme de caverne. Les enfants, en passant par la partie aujourd’hui murée, pouvaient arriver au haut de l’ouverture. Un jour de fort mistral, pendant l’invasion de 1815, une troupe d’Autrichiens campaient sur la place Caramy ; tout à coup, une branche qui surmontait cette excroissance fut brisée par le vent, et, dans sa chute, tua deux soldats.

Ce fut à la suite de cet événement qu’on plaça cette colonne, afin de prévenir de nouveaux accidents.

LES ENNEMIS DES LIVRES

Suite. — Voy. p. 102, 262.

UN LIVRE SUR l’.VRT DE LA PATISSERIE PAYÉ 3200 FR.

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