COMPLAINTE JUIVE DU TREIZIÈME SIÈCLE
En 1288, treize Israélites furent condamnés à mort par le tribima de l’inquisition et brûlés sur la place publique de la ville de Troyes en Champagne.
parut quelque temps après deux complaintes sur cet evenement, 1 une en hébreu , l’autre en français. En voici quelques extraits :
La nature a lait entre ces deux rivières une sorte d’ingénieuse compensation, comme pour réduire, en hiver et en été, la trop grande affluence des eaux et diminuer les chances d inondation qui ne sont cependant encore que trop fréquentes. Le Rhône, sortant du mont Saint-Gothard, reçoit en se rendant au lac de Genève les tributs de 2o7 glaciers, tributs d’autant plus considérables que les chaleurs de l’été sont plus fortes; mais, par contre, une température élevée produit généralement la sécheresse dans le bassin de la Saône, alimentée par les eaux pluviales. Il résulte de ces circonstances, qu’après la réunion des deux ri'viéres en été le niveau se maintient à une hauteur modérée, la Saône amenant moins d’eau précisément lorsque le Rhône en fournit davantage. Dans l’hiver, c’est 1 opposé : les pluies font monter la Saône, tandis que les glaciers, saisis dans les montagnes par le froid, s’ac-
(') Voici le couplet en vieux vers français :
Drechors vinrent R. Içhac Cohen rekerir :
Ki se fornat vers lor creace o il ki kevauret périr.
Idit : Ko avd tant? Je vol por Gé morir;
Je sui Cohen e ofrande de mon cnrs vos’ofrir.
croissent et retiennent les produits des neiges, qui ne lais sent échapper vers le Rhône que de minces filets d eau.
Ainsi se règle à peu près, d’une manière convenable, par l’union du Rhône et de la Saône, ce magnifique lleuve qui descend de Lyon à la Méditerranée, et dont le lit, pendant l’hiver, est principalement rempli parla Saône, tandis (jiie, durant l’été, c’est principalement le Rhône qui l’entretient dans son utile et splendide abondance.