‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 294 sur 712 · MÈRES ET ENFANTS · texte numérisé non relu

MÈRES ET ENFANTS

Les nobles biens de la vie ne se transmettent pas en héritage comme les biens vulgaires. Ce que l’amour maternel a fait pour nous pendant notre enfance, nous ne pouvons pas le rendre à notre mère; car elle est grande, elle se suffit à elle-même, elle n’a guère besoin de notre secours, et quand il lui devient nécessaire, elle meurt!

Mais pour que, dans notre heureuse race, reste vivante la reconnaissance. Dieu nous donne un enfant qui ressemble à notre mère plus qu’à nous-même! Quelle bonté dans ce don ! En le soignant, en l’aimant, c’est notre mère que nous aimons! Nous payons ainsi notre dette avec du bonheur, et plus tard un petit-fils, à son tour notre image, nous payera de même.

Un Dieu seul pouvait ainsi divinement entrelacer la re-

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connaissance, l’amour et le bonheur des hommes avec le bonheur et la durée du monde. Léopold Schefeiî.

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