‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 302 sur 712 · JEAN, FRANÇOIS ET PIERRE HÜBER · texte numérisé non relu

JEAN, FRANÇOIS ET PIERRE HÜBER

Cette famille genevoise offre un exemple remarquable de l’hérédité des goûts pour l’histoire naturelle et pour l’art des observations.

Jean Huler, mort à Genève en 1790, publia, en 1774, des observations fort intéressantes snr le vol des oiseaux de proie, qu’il rattachait à l’art de diriger les ballons. Sa petite-fille a raconté dans notre recueil (1865, p. 306) qu’il excellait à représenter des animaux en mouvement par le crayon ou par le pinceau, ou môme par des découpures que Ton conserve encore dans quelques cabinets de curieux.

François Hiiber, son fils, est ce célèbre aveugle qui, à la fin du siècle dernier, fixa par ses découvertes l’histoire naturelle des abeilles (1865, p. 317). Doué au plus haut degré de l’art d’observer, mais privé de l’organe essentiel pour les observations, il a su d’abord faire naître, chez son domestique Rumens, l’amour de la science, puis l’instruire et finalement diriger les yeux de ce digne serviteur avec une adresse si ingénieuse qu’il à pu lui faire voir des faits surprenants et cachés jusqu’alors aux savants. Il est mort à Lausanne, en 1831.

(•) Cliarles Rnzau, la Bonté.

Pierre Huber, fils de François et mort eu '1 840 à Yverdun, jouit aussi d’une célébrité méritée parmi les naturalistes pour ses observations suiTes fourmis indigènes, sur les relations des pucerons avec les fourmis, sur les bourdons mâles; il avait été le collaborateur de son père pour une partie de ses découvertes sur les abeilles. (Yoy. t. H, 1834, p. 199, où, sauf l’indication de ses travaux sur les fourmis, tout le reste de l’article doit s’appliquer à son père François l’aveugle.)

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