‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 304 sur 712 · SUR L’ÉCRITURE CUNÉIFORME · texte numérisé non relu

SUR L’ÉCRITURE CUNÉIFORME

Le roi Assurbanipal n’est autre chose que le Sardanapale dont nous parle Bérose. Ce souverain d’Assyrie avait à Koyoundgik une bibliothèque dont les ruines subsistent encore, et ces ruines ont été examinées par le célèbre Layard. « Cette bibliothèque n’avait pas d’autres livres que des coctiles laterculi, comme les appelle Pline, c’est-à-dire des briques ou tablettes plates et carrées en terre cuite, portant sur leurs deux faces une page d’écriture cunéiforme cursive très-fine et très-serrée, tracée sur l’argile encore fraîche avant sa cuisson. Les Assyriens ne se servaient ni d’encre ni de pinceau; ils n’avaient sous la main ni papyrus, ni peaux préparées, ni planchettes, mais ils avaient de l’argile en abondance et ils en faisaient « leur papier. » Ils dessinaient leurs caractères en creux sur la terre molle à l’aide d’un stylet triangulaire dont on a trouvé de nombreux échantillons dans les ruines de Ninive. Le coup de stylet dans l’argile produisait naturellement une espèce de clou ou coin qui, étant 1 élément générateur de toutes les- figures syllabiques, a fait donner à l’écriture assyrienne le nom de cunéiforme. » (*)

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