MUSÉE DE COPENHAGUE
On conserve au Musée de Copenhague une pierre sculptée du onzième siècle, trouvée à Kjerte, en Fionie. Cette tombe est de forme prismatique ou triangulaire imitant un
Pierre tumulaire du onzième siècle trouvée à Kjerte, en Fionie. — Dessin d’Édouard Garnier.
toit. Nous reproduisons l’un de ses rudes bas-reliefs, dont la symbolique est ainsi expliquée dans le livret du Musée : Le lion, portant dans sa gueule une tête d’homme , rappelle le verset de saint Pierre apôtre ; « Le diable votre
ennemi tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. » Un autre bas-relief représente un homme (sans doute le défunt) combattant un centaure, emblème du mal, tandis que saint Michel emporte
Fonts baptismaux du onzième siècle trouvés à Vendsyssel, en Jutland. — Dessin d’Édouard Garnier.
au ciel l’âme délivrée. Aux extrémités du tombeau, on voit une figurine qui est celle d’un ange tenant d’une main une croix et de l’autre le monogramme du Christ. (*)
(*) L’idée première de la fondation de ce musée célèbre remonte à l’an 1807 ; elle est due au savant archéologue R. Nyerup, qui fut liien secondé, de 1815 à 1865, par C.-J. Thomson. C’est à M. Vorsaae que revient le mérite de son classement actuel.
On remarque, dans le même musée, des fonts baptismaux en granit trouvés à Vendsyssel en Jutland. Cette rude ornementation d’une pierre difficile â travailler remonte également au onzième siècle. « La partie intérieure porte en relief une figure humaine (est-ce une femme?) debout entre deux lions; illustration, semble-t-il, de la pensée que les mauvaises passions dévorent l’homme. »