‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 431 sur 712 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

En 1837, le total des ressources de l’instruction primaire en France était seulement de 21 700 000 francs, dont 8 600 000 francs payés par les familles, 7 200 000 fr. ! parles communes, 3 800 000 francs par les départements. En 1850, le total des ressources montait à 29 500 000 fr.; il ne s’était guère élevé en 1855; il n’atteignait que 31 300 000 francs , dont 8 900 000 francs pour la part des familles, 11 500 000 francs pour celle des communes, 4 500 000 francs pour celle des départements , et enfin

MAGASIN PIÏÏORESQUE.

Château de Saint-Roch. — Fragment du plafond du grand salon. — Dessin d’Olivier Merson.

6 4ÜOOÛO francs pour la part de l’État. En 1868, les ressources de l’enseignement primaire montaient à 54 millions, dont 18 500 000 francs payés par les familles, 10500 000 francs par l’État, et le reste par les départe- ' ments et les communes. En 1872, on évaluait le total des ''mêmes ressources à 70 000 000. Dans le budget de 1876,

■ les dépenses de l’instruction primaire imputables sur les fonds généraux de l’État montent à 16 710 000 francs, sans compter un crédit de 1 531 000 francs pour l’inspection des écoles primaires ; cette somme devrait être doublée dans un délai de cinq ou six années ; les dépenses des départements et des communes pour le même objet devraient suivre une progression équivalente. En supposant

que la part des familles restât stationnaire , on aurait en 1880 un budget de l’instruction primaire qui s’élèverait à environ 110 000 000 de francs.

Page 1