SUR LES FEMMES
■ — Depuis l’antiquité, les femmes vertueuses sont célèbres. La femme fsoun se jette devant le tranchant d’un sabre pour sauver son mari. La mère du nommé Ao, étant dans la maison et n’ayant pas de quoi acheter du papier , trace des caractères sur le sable pour apprendre à lire à son fils. La mère de Mondze (le philosophe Mencius) change trois fois de domicile dans l’intérêt de l’éducation de son fils.
— Une femme doit être réservée et ne pas trop se mêler aux propos d’autrui.
— Les personnes (trop.) rieuses sont peu estimées; les bavardes s’attirent des ennuis.
— ■ Ne faites pas un usage journalier du fard et de la poudre de riz.
— Les jeunes filles aiment trop à tout raconter, et c’est ce qui fait naître la mésintelligence entre elles et leurs belles-sœurs.
— Les domestiques sont aussi des fils (et des filles) d’homme, et ne doivent pas être traités d’une manière indigne. Que les travailleurs à la journée soient bien nourris, sinon ils auront peu de zèle à l’ouvrage. Vous êtes avare de nourriture , à leur tour ils seront avares de leurs forces. Les journées passeront, et le travail n’avancera pas.
— Le mérite de vos bonnes actions sera un héritage de bonheur pour vos enfants.
— Levez-vous de bonne heure pour le travail. De même que le printemps est la saison la plus favorable, de même l’aube est le moment le plus propice de la journée.
— Une femme doit ne pas brusquer les enfants de ses voisins dans leurs allées et leurs venues, ne pas prendre au sérieux leurs querelles avec les siens ; elle fera bien même de ne pas défendre ses enfants s ils ont eu tort : des ennuis naîtraient de là.
— Ne parlez ni des défauts des autres enfants ni des qualités des vôtres. De cette façon, vous aurez des rapports de bon voisinage. L’union entre voisins est une pierre précieuse inestimable.
. (*) .Iules Arène, la Chine famiUèie.
— C’est une grande vertu que de s’être habituée à avoir toujours une humeur égale.