‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 516 sur 712 · IV. — RÉVÉLATION · texte numérisé non relu

IV. — RÉVÉLATION

Quand elle eut achevé d’adresser ses actions de grâces à la Providence qui vêhaitde lui rendre son Benjamin, la Marielle pensa que datls l’intérêt du mystère dontMaurice enveloppait son retour, il était prudent de ne pas le retenir sous le hangar jusqu’au réveil de Pierrot. S’étant assurée que le blessé avait recouvré assez de forces pour se lever et pouvoir la suivre, elle l’aida, pas à pas, à traverser la cour, le soutint de marche en marche jiisqu’en haut de l’escalier, et, silencieusement, l’introduisit dans la chambre d’où elle était descendue afin d’aller porter secours au paysan, supposé inconnu j que les volontaires avaient amené chez elle.

Aussitôt que la Marielle eut mis Maurice à l’abri de tout regard indiscret, elle poussa le verrou intérieur delà porte du palier et alluma la mèche fumeuse de sa lampe de terre pour envisager enfin à son aise l’enfant chéri qu’elle croyait avoir vu jadis pour la dernière fois. Mais, supposant qu à pareille heure cette lumière, aperçue du dehors, pouvait attirer un danger sur son Benjamin, elle se disposait à aller fermer le contrevent, lorsque Maurice, qui jusqu’à ce moment avait gardé le silence , deviirant l’intention de la Marielle, arrêta son mouvement vers la fenêtre, et lui dit :

— Si tu as peur pour moi de cette lumière , cache-la dans la cheminée, mais laisse le contrevent ouvert, car j’ai besoin de voir de ce côté-là.

Or, de ce côté, la vue s’étendait sur toute la ville. Maurice, debout près de la fenêtre, l’embrassa d’un coup d’œil si avide qu’on eût dit qu’il reprenait possession d’un bien depuis longtemps perdu et toujours regretté. Ensuite, son regard s’arrêta sur un point de la perspective, et il y demeura fixement attaché. Quoi que la Marielle s’avisât de lui dire pour le distraire de sa contemplation, elle ne put parvenir à l’en arracher.

Ce point, dont l’aspect l’avait frappé d’immobilité et de mutisme, c’était la tour carrée du haut fourneau de l’usine Francmartel.

Après quelques minutes passées ainsi, la Marielle, cédant à 1 inquiétude que lui causait une attitude contemplative gardée si longtemps par Maurice, vint à lui, et dit, en le forçant de se tourner vers elle :

— Parle-moi donc, cher enfant, et ne t’attarde pâs davantage à regarder à travers les vitres de cette croisée ; moi, quand j’ai le malheur d’y jeter seulement les yeux, tout mon sang se bouleverse.

^ Il voulut répondre, mais un sanglot lui brisa la voix, et, s’étant laissé tomber sur un siège qui se trouvait près de lui, il courba la tête et cacha son front dans ses mains.

-- Eh bien, voilà que les larmes t’étouffent à présent ! continua la Marielle. Au fait, tu te souviens de tout ce que les gens de là -bas t’ont fait souffrir; et, ainsi que moi quand je pense à eux, c’est de rage que tu pleures, n’estce pas?

— 'Non, répliqua Maurice en relevant la tête, c’est de repentir!

A ces mots, la Marielle, muette im moment de stupeur, ! essaya de surprendre dans les yeux et sur le visage dè i

Maurice le signe évident du trouble de la raison : elle n’y vit que l’expression d’une profonde douleur; mais bientôt, recouvrant la parole, elle s’écria :

— De quoi donc, mon Dieu, peut-il avoir à se repentir, lui que son père a chassé, lui qui a failli mourir de là main de son frère !

Un sourire empreint d’amertume glissa sur les lèvres de Maurice; puis il dit, en regardant la Marielle avec une sorte de compassion ;

— Pauvre abusée, les sept ans passés depuis mon départ ne t ont donc rien appris?. . . Et ce que tu n’as pas craint de supposer autrefois, tu le crois donc encore?

Gomment en douterais-je, reprit-ellê, quand j’ai là, devant les yeux, la preuve.de la scélératesse d’Adrien?

Et, parlant ainsi, elle s’élança vers Maurice, et d’un mouvement rapide écarta les cheveux sous lesquels il cachait la cicatrice de sâ blessure au front.

Violemment émue à la vue de cette cicatrice mise à nu, elle se pencha comme pour y poser ses lèvres; d’ün geste de la main, Maurice l’éloigna.

Ton baiser, lui dit -il, ne fera pas disparaître la preuve de mon crime ; elle est ineffaçable !

Profitant, pour garder la pârole, de la surprise que ce brusque aveu causait à la Marielle, il s’empressa d’ajouter :

— Sache-le donc enfin, jamais Adrien n’a eu l’intention de menacer ma vie, et si l’un de nous deux a Voulu la mort de son frère, èe n’est pas lui, c’est moi! Tu m’avais si bien appris à le haïr !...

La Marielle voulut l’interrompre, il continua :

— Et à douter de la tendresse de mon père ; pourtant, si je suis parti, ce n’est pas parce qu’il m’a chassé; non! Je me suis enfui comme un coupable condamné par sa conscience, et qui ne se sent pas le courage de Vivre face à face avec sa victime.

A chaque parole de cette révélation, la Marielle éprouvait une commotion douloureuse; elle recevait, comme une accusation personnelle, le Contre-coup des reproches qu’il s adressait. Pâle, tremblante, et baissant honteusement la tête, elle reprit :

— Si ce que tu dis est vrai, j’ai donc à me repentir d’avoir fait ton malheur en t’inspirânt, comme je les ressentais, la défiance et la jalousie contre ton père et ton frère aîné ! Si j’ai été injuste envers eux, je suis coupable envers toi, et tu as le droit de te dire que je ne t’ai pas aimé.

Ces derniers mots s’éteignirent dans les larmes. Maurice, prenant en pitié le chagrin de sa vieille gouvernante, répondit :

— Si fait, tu m’as aimé, Marielle, et même si exclusivement aimé, qu’il ne t’a pas été possible de t’apercevoir que j’étais né vicieux, haineux et méchant; mais, d’après ce que je viens de t’apprendre, tu dois avoir compris qu’un exil de sept ans ne suffit pas pour expier le passé. Je veux obtenir mon pardon, tu m’aideras à le mériter.

— Moi! et comment cela? Qu’espères-tu?

— Quand le moment d’agir sera venu , je le le dirai.

La nuit avançait; la Marielle, s’inquiétant du besoin de repos que Maurice devait avoir, le pressa de se jeter sur le lit; quant à elle, c’est dans son fauteuil qu’elle se résigna à attendre le retour de l’aurore; mais le sommeil ne vint ni pour lui, ni pour elle.

Il était impossible que Maurice n’eût pas beaucoup à raconter des événements de sa vie d’exilé volontaire à celle qui le pleurait depuis sept ans : aussi, comme la Marielle s’aperçut qu’il ne dormait pas, elle se hasarda à l’interroger.

— Comment ai-je vécu? dit-il ; ce que j’ai fait, ce que j’ai souffert? Pourquoi et comment suis-je revenu? Tu vas le savoir ; mais, en m’écoutant, ne t’attendris pas sur mon

sort; on ne peut jamais être assez malheureux quand on est si coupable.

Afin de ne rien perdre du récit de Maurice, la Marielle rapprocha son fauteuil du lit où son Benjamin, étendu sur le liane et le coude sur l’oreiller, se tenait 1* tête appuyée dans la main. Il parla ainsi :

— « Ma terrible chute dans l’escalier, bien quelle ne fût pas mortelle , nécessitait cependant des soins dont mon père me jugeait sans doute indigne, car, depuis le moment où je repris connaissance jusqu’au jour de mon départ, je ne le revis plus. Pourtant, je ne fus pas complètement abandonné. Celui qui ne me devait aucune pitié se fit mon gardemalade; je le retrouvais toujours là lorsque je revenais à moi après un moment de délire, ou quand une douleur aiguë me réveillait de l’assoupissement dans lequel j’étais souvent plongé. La volonté de mon père, qui avait éloigné de moi les serviteurs de la maison et toi-même, Marielle, n’avait permis qu’à Adrien l’entrée de notre chambre; il y venait chaque jour pour veiller sur moi et panser ma blessure, mais sans me rappeler jamais quelle en était la cause ; il eût voulu, je crois, me le faire oublier !

» Pouvais-je ne pas m’en souvenir? Avec la vie, la mémoire m’était revenue, et j’étais si honteux de moi-même, que je n’osais pas remercier mon frère des soins qu’il me prodiguait. J’essayais de l’en payer par ma soumission à propos de tout ce qu’il me prescrivait : par exemple, il m avait expressément défendu de toucher au bandeau qui couvrait la blessure dont je souffrais sans pouvoir m’en rendre compte. Tant que lafaiblesse ne me permit pas de me lever , je ne manquai pas d’observer la défense qui m'avait été faite; mais quand je me sentis la force de me tenir debout et de marcher, je profitai du moment où l’absence d’Adrien me laissait libre de mes mouvements pour descendre, et je me dirigeai vers la cheminée sur laquelle il y avait une glace.

» Lorsque je fus face à face avec moi-même, ma pâleur m effraya: — « Je devais être ainsi, le jour du crime », me dis-je, — et je fermai les yeux pour ne plus me voir; soin inutile, sous mes paupières closes, je me voyais toujours ! Cependant, je luttais depuis trop longtemps contre le désir de me rendre compte de la gravité de ma blessure pour renoncer à satisfaire ma curiosité, je rouvris les yeux et soulevai mon bandeau. Je fus bien autrement épouvanté quand je mesurai cette marque sanglante que le temps ne peut pas effacer: — « Personne ici ne la verra plus », me dis-je ; — et je pris la résolution de partir.

» Quand Adrien revint près de moi , il me retrouva au lit ; j avais rajusté mon bandeau et je feignis de dormir profondément. Mon frère ne devait, cette fois, s’établir que pour peu de temps à mon chevet. La cloche sonna pour le départ des ouvriers ; c’était aussi le signal du souper des maîtres de la maison; et, de nouveau, je restai seul. Dieu sait avec quelle impatience j’attendais ce moment.

» A peine Adrien s était-il éloigné, que déjà j’avais mis pied à terre. Je me hâtai de m’habdler et fis mes préparatifs de départ sans me demander encore où je devais aller. Grâce à la somme mensuelle que mon père m’accordait pour mes menus plaisirs, j’avais pu faire quelques économies ; je les pris pour subvenir aux frais d’un voyage sans but et dont je ne pouvais me fixer le terme. Avant de quitter la maison, j’eus soin de laisser en évidence sur la cheminée un papier qui contenait ces mots écrits au crayon : «Ne me cherchez pas, vous me reverrez quand je me » croirai digne de reparaître devant vous. » Et je partis. » La mite à la prochaine livraison.

HOSPICE DES INCURABLES D’IVRY (département de la seine).

C’est en 1634 que le premier hospice d’incurables fut fondé à Paris , par suite d’un don que le cardinal de la Rochefoucauld fit aux administrateurs de l’Hôtel-Dieu « de ce que M. François Joulet, prestre, sieur de Châtillon , avoit laissé par son testament pour le secours des pauvres incurables. »

MM. les administrateurs déclarèrent « qu’ils destinoient, affectoientet délaissoient dès lors (29 novembre 1634) la quantité d’environ dix arpents de terre appartenant à l’Hôtel-Dieu, à prendre en une pièce de dix-sept arpents ou environ, assize au terroir de Saint-Germain des Prez, proche et derrière l’enclos des Petites-Maisons, en la grande rue, sur le chemin qui conduit à Sève (Sèvres), et par derrière à la Santé et chemin qui conduit de la rue du Bacq à Grenelle. »

Les privilèges de cet établissement furent confirmés par des lettres patentes de Louis XIII, enregistrées en la cour du Parlement le 6 mai 1637.

Dans les documents originaux qui se rapportent à cette fondation , on trouve ce fait curieux que « Mê’’’ Henry de Bourbon, évêque de Metz, abbé commandataire de l’abbaye Saint-Germain des Prez lez Paris, a concédé à MM. les administrateurs et au préposé à la conduite et direction de l’hôpital (hospice des Incurables) ses droits de correction, de prison, de carcan et de fouet, seulement sur les pauvres et les domestiques. »

La construction des bâtiments, commencée en 1635 par l’architecte Gamart, ne fut terminée qu’en 1649; mais depuis six ans déjà l’hospice recevait des malheureux. La fondation des trois premiers lits eut lieu, en effet, le 5 septembre 1642, grâce à la libéralité de «dame Catherine Rouillé, veuve de Jacques le Bret, en son vivant conseiller du roy en son Châtelet. »

Ce premier hospice, établi rue de Sèvres, était destiné à recevoir indistinctement des hommes et des femmes incurables.

Après la révolution , l’hospice de la rue de Sèvres fut réservé aux femmes seulement. On destina aux hommes l’ancien couvent des Récollets, qui, à cette époque, cessa d’être un édifice religieux (Q.

Plus tard , les Incurables hommes durent abandonner l’hospice des Récollets , transformé en hôpital militaire (hôpital Saint-Martin), et furent transférés dans une caserne louée par l’Assistance publique au ministère de la guerre, située rue Popincourt, et qu’on désigna depuis sous le nom d’hospice Popincourt.

En 1869, les deux établissements séparés de la rue de Sèvres (femmes) et de l’hospice Popincourt (hommes) furent réunis dans un vaste établissement unique construit à Ivry (Seine).

Les bâtiments de la rue de Sèvres (^), après la translation des Incurables à Ivry, achevée en 1870, restèrent pendant quelque temps inoccupés; ils ont été transformés en hôpital temporaire où sont traités les malades atteints d’affections aiguës et curables.

Le nouvel hospice a été construit par M. Labrouste, architecte en chef de l’administration de l’Assistance publique de Paris, et M. Billion, architecte -inspecteur. L’installation des services intérieurs (ventilation, chauffage, etc.), due à M. Ser, ingénieur de l’administration, professeur à l’École centrale, est remarquable sous tous les rapports.

L’hospice d’Ivry-sur-Seine est situé à 2 kilomètres en-

(') Cet établissement était situé rue des Récollets, numéro 18.

(^) Aujourd’hui numéro 15.

viron des forlilications et à quelques centaines de mètres de la Seine, dans des conditions de salubrité satisfaisantes. Les moyens de transport sont le chemin de fer d’Orléans , les bateaux à vapeur et les omnibus spéciaux de Paris.

On peut se faire une idée complète de la distribution intérieure de l’établissement d’après les plans que nous publions (‘).

A gauche de la porte d’entrée se trouvent la loge du concierge et le bureau de l’architecte. A droite, les bureaux et les logements du directeur et de l’économe;

les logements des employés sont à gauche au premier étage.

Le jardin du milieu est séparé en deux parties : l’une, à droite, est réservée aux hommes ; l’autre, à gauche, est réservée aux femmes. Une galerie couverte règne autour du jardin, le long des bâtiments affectés, à droite aux hommes, à gauche aux femmes. La chapelle est située au fond, dans l’axe même de la porte d’entrée, et sépare les deux services. Les cuisines et le service des machines sont placés derrière la chapelle.

Les bâtiments ont trois étages.

Guide des visiteurs à l’hospice des Incurables d’Ivry. — Les lignes ponctuées conduisent à toutes les parties de l’établissement.

(E signifie escalier; R, rez-de-chaussée, etc.)

L’hospice peut contenir 2 000 lits ; on y compte actuellement 900 lits montés pour chaque sexe ; soit, 1 800 lits.

Il faut ajouter à ce chiffre 120 lits dits d expectants, 60 pour chaque sexe.

' Ces lits d’expectants, installés dans un service spécial, ne sont pas destinés aux indigents proprement dits; ils sont destinés à recevoir provisoirement des vieillards inscrits pour entrer à tour de rôle soit à la maison de retraite des Ménages d’Issy, soit à la maison de la Rochefoucauld, et qui, par suite de leurs infirmités, de l’absence de famille ou de l’exiguïté de leurs ressources, ne peuvent attendre chez eux que leur tour d’entrée dans l’un ou l’autre de ces établissements soit arrivé. Le payement de la pension est exigé par l’administration aussitôt qu ils sont admis dans le service des expectants , absolument comme s’ils entraient à la maison des Ménages ou à l’hospice de la Rochefoucauld.

Le nombre des employés et gens de service en exercice est d’environ deux cents. Le personnel de l’administration se compose d’un directeur, d’un économe, de deux employés, de deux aumôniers, de deux médecins et d’un chirurgien , aux soins desquels s’ajoutent ceux de sœurs de Saint-Vincent de Paul dirigées par une supérieure.

Les vieillards de l’hospice pouvaient autrefois sortir librement , chaque jour, de sept heures du matin à huit heures du soir. Pour réprimer quelques abus, les sorties ont été restreintes : les jours de sortie des hommes sont aujourd’hui les lundis, mercredis et vendredis; les femmes sortent les mardis, jeudis et samedis. Les administrés ont congé un dimanche sur deux, alternant pour chaque sexe.

Les règles du régime intérieur sont les suivantes :

Les pensionnaires se lèvent à six heures et demie en hiver, à six heures en été. Ils font trois repas par jour.

Ils doivent être rentrés à huit heures en hiver, à neuf heures en été.

Le médecin fait ses visites chaque jour, à huit ou neuf heures du matin.

(9 Ces plans ont été gravés d’après un grand modèle dessiné , avec une patience et une exactitude remarquables , par un pensionnaire de l’hospice, M. Michel, ancien ouvrier typographe.

Les lits sont disposés dans des dortoirs sur deux rangs, quatre-vingts par dortoir. Ils sont en fer; chacun est pourvu d’un sommier, de deux matelas, et de rideaux blancs.

Chaque pensionnaire a une armoire à clef, une table de nuit, une chaise et un fauteuil ; un tiroir-commode est installé au-dessous du lit.

Le chiffre annuel des admissions est , en moyenne , de

260 à 280 pour les hommes, et de 250 à 270 pour les femmes.

La mortalité varie entre 15 à 17 pour 100 pour les hommes, et 8 à 11 pour 100 pour les femmes.

L’entretien de l’établissement des Incurables d’Ivry coûte annuellement plus d’un million à l’administration de l’Assistance publique de Paris.

Parmi les lits des Incurables , plus de six cents ont

A.Midiel del. Grand- parSJforieît,.

Hospice des Incurables d’Ivry-sur-Seme. — Élévation sur le plan géométral et vue à vol d’oiseau de l’ensemble de l’établissement,

par A. Michel.

été fondés par des particuliers; les indigents qui les occupent sont présentés par les fondateurs des lits ou leurs héritiers. Une plaque, fixée en tête de chaque lit de fondation , mentionne le nom du fondateur et la date de la donation.

Quant aux conditions d’admission , il importe de faire .observer que l’hospice des Incurables (à part le service des expectants) est un hospice purement communal , dans lequel sont admis les malades incurables ayant leur domicile de secours à Paris.

Les malades doivent avoir soixante-dix ans révolus, ou justifier d’infirmités incurables les empêchant de travailler pour vivre ; ils doivent être dénués de ressources et être inscrits au bureau de bienfaisance.

Les admissions sont prononcées par l’administration centrale de l’Assistance publique, après décision d’une commission spéciafe de neuf membres nommés par le préfet de la Seine, et dont six membres' sont pris en dehors de l’administration.

Les postulants doivent produire les pièces réglemen-

taires à l’administration centrale : acte de naissance, certificats d’indigence, de domicile et d’infirmités (*).

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