‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 526 sur 712 · LES FAUX DIAMANTS · texte numérisé non relu

LES FAUX DIAMANTS

GEORGES d’arc. — STRAS.

MM. de Yilliers ont écrit dans leur Journal d’an voyage à Paris :

« Le 10 janvier 1657, nous fûmes voir le Temple, qui estime espèce de ville entourée de murailles... Il est renommé par ce merveilleux artisan , le sieur d’Arce (Georges d’Arc), qui a trouvé l’invention de contrefaire les diamants, émeraudes, topazes et rubis, dans laquelle il a si bien réussi, qu’en peu de temps il a gagné une si grande somme d’argent, qu’il tient carrosse et fait bâtir deux corps de logis dans ledit enclos; en l’un il demeure, et l’autre il le loue. »

Ce Georges d’Arc fut le parrain d’une fille du sculpteur Pierre Duquesnes.

Plus de cent ans après vivait, sur le quai des Orfèvres, un joaillier et marchand de faux diamants , nommé Georges-Frédéric Stras, né vers 1700 à Strasbourg, et mort à Paris le 22 décembre 1773. On suppose que ce fut son père, ou l’un de ses parents, qui inventa le stras. Pour lui, il fit une belle fortune en vendant de ces faux diamants aux femmes qui n’étaient pas assez riches pour en acheter de vrais.

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