LE CULTE DES MORTS
On croit en général s’acquitter de ses devoirs envers les morts par des tombeaux qu’on leur élève, parfois à grands frais. Mais, hélas ! ces tombeaux cessent bientôt d’être visités, et l’oubli le plus complet ne tarde pas à couvrir « ce quelque chose d’innommé », comme dit Bossuet, que nous laissons sur la terre.
11 est une autre manière d’honorer les morts aimés. C’est de recueillir ce qui reste d’eux, ce qu’ils ont pensé, écrit, souffert.
Ce sont là les vrais monuments de famille. Qu’importe qu'ils ne soient pas de marbre de Paros, mais de la pierre la plus modeste du pays, pourvu qu’ils soient conservés, et contemplés quelquefois par des regards pieux !
DU BOISEMENT