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L’AMOUR MATERNEL CHEZ LES CHATS

Comme nous avons l’habitude de ne considérer les êtres qui nous entourent, inani'més ou vivants, que par rapport

à nous et aux avantages qu’ils peuvent nous procurer, nous définissons volontiers le chat un animal égoïste, sans attachement, infidèle et, à l’occasion, perfide. Qu’il nous délivre des souris qui nous gênent, c’est tout ce que nous attendons de lui, et si nous lui reconnaissons dans son jeune âge de la souplesse et de la grâce quand il joue avec quelqu’un de ses compagnons, si nous prenons un instant plaisir à le voir exécuter ses honds et ses gambades, nous pensons lui avoir rendu pleine justice ; nous sommes quilles envers lui.

Le chat possède cependant plusieurs qualités intéressantes, faciles à découvrirpour peu qu’on se donne la peine d’observer, et entre autres, à un éminent degré, l’amour maternel. Ce sentiment est si fort, si impérieux chez lui, ou du moins chez la femelle, qu’il la porte, en de certaines circonstances, à nourrir et à soigner comme ses propres

Frère et sœur, tableau d’Édouard Girardet. — Dessin de Henri Girardet.

petits de jeunes animaux appartenant à des espèces qui lui sont étrangères et même absolument antipathiques. Les exemples de ces singulières adoptions sont nombreux; nous en citerons deux ou trois dont l’autorité de ceux qui les rapportent rend l’authenticité incontestable.

Une jolie chienne épagneule avait eu d’une seule portée cinq petits. Comme on craignait quelle ne se fatiguât à les nourrir tous, on eut l’idée de lui en ôter deux pour les donner à une chatte qui venait de mettre bas, et à qui on enleva en même temps ses petits. La chatte accepta la substitution et se montra si bonne nourrice pour ses enfants adoptifs, que ceux-ci, au bout de peu de jours, devinrent plus forts que les trois autres petits chiens élevés par leur vraie mère. Dès qu’ils furent assez grands, on les donna. La pauvre chatte en fut inconsolable; pendant deux jours, elle n’eut pas un moment de repos et courut par toute la maison de la cave au grenier. Enfin, ayant trouvé * moyen de pénétrer dans la chambre où la chienne, nour-

rissait les petits qui lui avaient été laissés , elle crut voir en elle l’ennemie qui lui avait volé ses enfants et lui lança un coup de griffe. La bataille s’engagea et fut soutenue vigoureusement de part et d’autre; l’avantage resta pourtant à la chatte, qui prit un des petits et l’emporta. A peine l’eut-elle déposé en lieu sûr quelle revint pour en chercher un autre, dont elle parvint également à s’emparer après un nouveau combat. Un fait digne de remarque, c’est que, satisfaite de son succès, elle ne chercha pas a le pousser plus loin. On lui avait pris deux nourrissons, elle en avait reconquis deux; elle avait son compte.

’White de Selborne raconte un fait non moins curieux et non moins honorable pour la race féline. Un de ses amis avait un levraut âgé de moins d’une semaine qu un paysan lui avait apporté, et une chatte qui, à ce moment, fit ses petits. On se débarrassa de ces derniers. Le levraut fut élevé; il prenait fort bien le lait qu’on lui offrait dans une cuiller et prospérait; mais un beau matin il dispa-

rut ; on supposa qu’il avait été croqué par quelque animal carnassier, chat ou chien. Cependant, quelques jours après, le maître de la maison , se promenant dans son jardin, aperçut de loin sa chatte qui venait vers lui la queue levée et miaulant doucement comme si elle eût appelé ses chatons. Mais ce ne fut pas un petit chat qui accourut à sa voix, ce fut le levraut qu’elle avait adopté, et quelle continua de nourrir de son lait jusqu’au moment où il put manger seul.

Le troisième exemple, que nous empruntons également à White, est peut-être encore plus extraordinaire. Une chatte qui vivait dans une ferme d’Angleterre et qui y croquait force rats et souris avait été récemment privée de sa progéniture, et, désolée, elle errait de tous côtés à la l'echerche de ses petits. Elle était encore en quête, lorsqu’un enfant, pour la régaler, déposa dans le panier où elle couchait une nichée de jeunes rats qu’il venait de trouver. La chatte revint, aperçut les rats ; mais l’instinct maternel l’emporta sans doute sur l’appétit carnassier, car, au lieu de les dévorer, elle entra et s’installa tranquillement dans son panier à côté de ces petits êtres demi-nus et gémissants. Quand ceux-ci, pressés parla faim et trop jeunes d’ailleurs pour comprendre le danger qu’ils couraient, saisirent ses mamelles et se mirent à la téter, elle les laissa faire. Avant la fin de la journée, on la vit déjà s’occuper de leur toilette. De ce moment, elle les adopta et les éleva avec autant de soin que s’ils eussent été ses enfants.

LE JARDIN DE M. BAR

Suite. — Voy. p. 290, 298'

On comprend que pour le jeune naturaliste la nécessité ne tarda pas à se faire sentir d’avoir à sa disposition des livres pour y puiser des renseignements utiles cà la classification, à l’élevage de ses fleurs et de ses hêtes, comme aussi à la mise en ordre de ses diverses collections.

Les livres étaient donc pour lui , non pas un but, mais un moyen d’instruction. Il avait des livres, non en vue des livres eux-mèmes, mais en vue des choses, en vue de la nature qu’ils lui apprenaient <à interroger. Il put avoir, grâce aux conseils de son père et aux cadeaux de sa mère, une bibliothèque très-bien composée, quoique très-modeste ; mais il pouvait, à la bibliothèque de la ville, consulter les grands ouvrages de botanique et de zoologie, et puis il pouvait aussi consulter de très-précieux recueils chez 1 excellent et savant professeur dont nous avons parlé.

■ Voilà, dira-t-on, pour un si jeune observateur, des goûts bien exclusivement scientifiques ! — Eh ! vraiment oui, on peut, même à cet âge, préférer à tout la science ; cela s’est vu quelquefois, mais il n’en était pas ainsi du petit Bar.

En effet, il ne prit pas seulement dans son jardin le goût des sciences, il y prit un sens très-juste et très vrai de la poésie : il m’a lui- même expliqué comment cela se fit.

Son jardin, situé, ainsi qu’on l’a vu, au fond d’une vaste cour, était appuyé contre un petit mur, en dehors et au pied duquel coulait une rivière ; mais au delà de la rivière, il y avait une jolie vallée, des prairies, des sources limpides ; au delà des prairies, de gracieux coteaux ; sur ces

coteaux, des bosquets, des gazons fleuris Et puis,

pai delà ces coteaux, un beau fleuve se dirigeant tranquillemoitit vers la mer. Mais ne sortons point du frais paysage que de son jardin aperçoit M. Bar. La petite

rivière, non loin de là, faisait tourner trois ou quatre moulins ; quelques maraîchers et fleuristes s’étaient établis dans les prés voisins. Jardiniers et meuniers enlevaient au paysage sa mélancolie et rappelaient l’àme aux réalités, aux nécessités de la vie. Voir travailler est sain pour un jeune esprit, et je ne sais s’il est pour l’enfant un spectacle plus bienfaisant que celui de l’artisan à son œuvre.

Dés l’âge de quatre ans, une des joies du petit Bar avait été de voir tourner dans l’eau la roue des moulins. Il restait des heures entières au bord de la rivière en contemplaUon devant ce spectacle ; et puis les meuniers le charmaient. Plus tard, il eut encore pour plaisir d’aller seul sur la colline entendre les bruits du soir. Bruits, parfums, paysage, pénétraient pour n’en jamais sortir dans les pre-^ fondeurs de son âme. Plus tard, emporté ailleurs, il n’a cessé de les entendre, de les respirer et de les avoir présents devant les yeux. Et voilà pourquoi plus tard aussi en poésie il se passionna pour la Fontaine. Il retrouvait chez lui les chers paysages et les chers paysans. Par la même raison, en peinture ses maîtres préférés furent Claude Lorrain, Ruisdaël, etc. , tous ceux, en un mot, qui lui rendaient le paysage. En musique, rien ne le charmait autant que Méhul, V\^eber, Beethoven (ce dernier surtout par la Symphonie pastorale). Il y retrouvait toutes ses harmonies du soir et du matin : le chant des oiseaux, le vent dans les grands arbres, les grondements de l’orage, les douces voix humaines, les chansons matinales.

Telle fut pour l’enfant l’influence des leçons reçues de son jardin ou plutôt reçues de la nature. Mais il avait fallu pour cela que son père l’aidât à combattre les railleries des autres enfants, qu’il y joignît ses propres encouragements, ses conseils, et qu’il se prêtât même à quelques-unes de ses fantaisies (si fécondes).

L’enfant était porté à aimer tout ce qu’il avait sous les yeux, et pour mieux aimer, il voulait toujours mieux connaître. La petite rivière qui .coulait au pied de son jardin avait pour origine quatre ou cinq sources jaillissant dans un espace de 5 à 6 kilomètres. Ces sources, il les connaissait toutes et les avait cent fois visitées, examinées, admirées. C’était pour lui une promenade enchantée que d’aller de ces sources tout le long de la rivière jusqu’à l’endroit où elle se jette dans le fleuve. C’était en tout un parcours de 16 kilomètres; mais, arrivé au fleuve, il fallait laisser s en aller les eaux de la chère rivière, sans les pouvoir suivre autrement que sur une carte de géographie. Que n eût-il pas donné pour les suivre réellement jusqu’à la mer! Mais c’était par le fleuve un voyage de 150 kilomètres. Figurez-vous donc sa joie lorsqu’un jour son pèi'e lui proposa de descendre en bateau toute la vallée fluviale.

Il résulta de ce voyage, grâce à son attention aux choses, que l’enfant connut bientôt, avec la plus extrême précision, l’hydrographie de sa chère rivière, puis celle du fleuve qui recevait ses eaux, ce qui même ne tarda pas à lui rendre familière (en son ensemble du moins) toute l’hydrographie du globe.

Aussi le petit Bar, devenu homme, ré'pétait-il souvent ;

« Il ne faut qu’aimer un peu pour vouloir apprendre beaucoup, »

.Voilà comment se fit l’éducation de notre petit héros, qui pourtant n’est pas devenu autre chose que le plus simple des hommes.

Ne me demandez pas de vous raconter son histoire, car ce héros singulier n’a pas eu d’histoire, ou du moins n a pas eu d’histoire épique ou romanesque. Les jours se sont succédé les uns aux autres sans aventures ; la vie a

suivi pour lui un cours régulier, sans surprises, sans catastrophes, sans agitations violentes. Cela vous étonne! Mais ne savez-vous pas que des milliers d’existences s’écoulent ainsi tranquilles, aimantes, laborieuses? Les livres, en racontant toujours les faits exceptionnels, nous habituent à voir le monde bien plus agité qu’il ne l’est. Les troubles, les perturbations sont le sujet de tous les chants poétiques, de tous les récits historiques, et, cela ne suffisant pas, l’imagination est venue encore y mêler ses chimères ; mais le souvenir des âmes calmes qui ont passé sur la terre sans bruit et sans éclat, où pouvons-nous le retrouver? Elles se sont fait du silence un bonheur; puis avec le silence est venu l’oubli, et la postérité ne les a pas connues.

Qu’il serait sain pourtant, à l’heure où nous sommes, d’avoir au moins un soupçon de ce calme où se sont enfermées tant de créatures humaines, qui pour témoin de leur vie n’eurent et ne voulurent avoir que leur propre conscience.

Ces héros-là ont eu (qui pourrait le nier?) un rôle immense dans l’hîstoire ; et l’histoire ne les a point cités.

Pour ne nous en tenir qu’à la plus faible moitié du genre humain, c’est-à-dire aux femmes, où sont-elles mentionnées dans les récits historiques, ces mères qui par milliers et millions vivent dans l’ombre, allaitant, caressant, élevant, formant sur leurs genoux le futur genre humain? Quelle action puissante de toutes ces femmes sur tous ces enfants, et quelle intarissable source de tendresse, d’affection, de bonheur ! tout cela passe, tout cela fait la joie et la force du monde et sa perpétuité. Mais où cela trouvet-il sa place dans l’histoire?

Voilà des réflexions bien graves et bien solennelles pour les lignes qui vont suivre.

Quel rôle a joué M. Bar dans le monde après cette enfance enchantée? Je le cherche, ce rôle, et ne le trouve pas ; je ne vois dans sa vie rien pour l’histoire, rien pour le roman. M. Bar n’a été qu’un petit fabricant du plus humble de tous les produits. Écoutez néanmoins, mais écoutez avec indulgence pour celui qui raconte et pour celui qui est raconté.

Le petit Bar est maintenant- un homme de cinquantedeux ans; il a eu lui-même des enfants, et il vit heureux au village entouré de ses petits-enfants. Mais comment en est-il arrivé là?

A dix-sept ans et demi, après le collège, il avait étudié un an ou deux la chimie ; il était même devenu préparateur (ou piston, comme on disait alors) du professeur dont il n’avait été d’abord que simple auditeur. A force de manipuler toutes sortes de produits, il avait imaginé un vernis pour les cuirs, qui, bientôt adopté par la carrosserie, lui permit de se faire en peu d’années un joli revenu.

Il avait épousé une bonne et simple femme : quatre enfants étaient survenus. Tout cela formait une famille dont je voudrais pouvoir peindre la vie laborieuse et discrète. Quelques ouvriers étaient employés pour la préparation du vernis ; mais tout se faisait sous la surveillance de M. Bar, c’est-à-dire que tout se faisait avec attention, avec scrupule et loyauté.

Rien de grandiose, pas d’éclat, pas d’animation fiévreuse. A six heures du matin, hiver, été, tout le monde au travail ; mais en toute saison aussi , à quatre heures du soir, atelier, comptoir et magasin fermaient.

Il faut, disait M. Bar, qu’ouvriers et maître aient quelque temps pour vivre. Cela, sans doute à cause de l’inévitable et cruelle concurrence, n’est pas possible en toute industrie; mais le vernis Bar fait une heureuse exception. Il faut en profiter.

L inventeur du vernis Bar était donc, à partir de quatre heures, tout à son jardin, tout à ses collections ; car il

avait eu soin de ne pas s’installer dans une maison sans jardin. Du reste, où croyez-vous qu’il avait établi sa fabrique? Au bord de la rivière près de laquelle il avait passé son enfance, à quelques pas seulement de la maison paternelle. Et savez-vous quel placement il a fait des capitaux amassés dans la fabrication du vernis? Il en a acquis cette même maison paternelle, occupée maintenant par un jardinier rosiériste des plus habiles ; il en acquis les trois moulins du voisinage tant contemplés et admirés dans son enfance ; il en avait acquis dans le même voisinage deux vastes jardins maraîchers, puis une partie du coteau et des bosquets qui dominent la vallée. C’est sur ce coteau et dans ces bosquets qu’il a aujourd’hui sa demeure, champêtre et solitaire, d’où il aperçoit ces prés, ces jardins, ces moulins autrefois tant aimés, et qui lui sont devenus bien plus chers encore, aujourd’hui qu’ils lui appartiennent et qu’ils sont véritablement son oeuvre et presque sa création ; car moulins, prés et jardins ont reçu de lui des dispositions toutes nouvelles. Les moulins, quant à l’organisation intérieure, ont été complètement transformés : aussi ne trouveriez-vous pas dans toute la contrée quelqu’un qui s’entende mieux que M. Bar aux choses de la mécanique. Les sources où dans son enfance il a pêché tant d’épinoches, de vérons et de cabots, où il a tant cueilli de jolies fleurs, le§ voici maintenant par ses soins appliquées à l’irrigation des prairies et des jardins ; il y a même créé, pour son usage personnel, un petit établissement de pisciculture qui ne laissse pas que de lui fournir chaque année, pour la famille et les amis, une centaine de belles truites et autant de grosses anguilles.

Du petit domaine où il habite les hauteurs du coteau, M. Bar voit au-dessous de lui s’étendre, verdoyer et prospérer tout un petit monde dont il a en sa garde les intérêts; car le voilà maire de Brumelpont; maire, c’est son titre officiel, mais il est réellement le conseil, l’arbitre, le directeur moral, le juge bienveillant et presque Tarai de tous ses administrés.

Brumelpont n’est qu’un pauvre village ; mais ce village eut autrefois quelque importance comme situation militaire. On y voit encore les ruines d’une citadelle. L’église, qui conserve des parties romanes mêlées à des parties du plus pur gothique et à d’autres du gothique le plus fleuri et le plus tourmenté, offre comme un petit résuraé.de toutes les architectures qui ont régné en Europe du dixiéme siècle au dix-neuvième. Ajoutez que tout en haut du coteau, dans les bosquets acquis par M. Bar, se trouve un ancien camp romain parfaitement conservé.

Ajoutez encore que partout dans le sol, aussitôt qu’on le creuse, on trouve des poteries romaines, des médailles; on y trouva même Tan passé une jolie statuette de Mercure.

Sur l’ancien château, maintenant en ruines, il existe toutes sortes de traditions curieuses. Eh bien , celui qui sait le mieux ces traditions, celui qui a le mieux étudié Thisloire de Brumelpont, celui qui a compulsé tout ce qui reste des anciennes archives soit de l’église, soit de l’état civil, vous le devinez bien, c’est notre amiM. Bar. II met à ses recherches archéologiques la même ardeur qu’à ses recherches sur les animaux et les plantes. A 4 ou 5 kilomètres de son domaine, il me faisait visiter dernièrement un coin de bois presque uniquement composé de buis.

— Le buis, me dihil, ne croît pas naturellement dans notre région. A 25 kilomètres à la ronde, vous n’en trouveriez pas un. Eh bien, ceux-ci, je le soupçonne, sont les derniers vestiges d’une villa romaine. Les Romains ornaient de buis leurs jardins; ils le taillaient en temples et portiques. C’était un de leurs arbres préférés parmi les arbres d’ornement. Ceux-ci donc pourraient bien être les derniers rejetons d’ancêtres plantés par des Romains. C’est

d’ailleurs parmi ces buis qu’on a trouvé la statuette de Mercure. Nous sommes ici, n’en doutez pas, sur le territoire d’un ancien jardin romain. Et voyez comme le site avait été bien choisi ! L’habitation, placée vraisemblablement sur le sommet du coteau, dominait à la fois la grande et la petite vallée, celle où coule le fleuve et celle où coule la rivière.

Ainsi parlait M. Bar en redescendant du haut de la colline vers son habitation , qui , placée moins orgueilleusement que la villa romaine, se trouve à mi-côte et n’a vue que sur la petite vallée.

Le domaine du fabricant de vernis est d’ailleurs fort modeste; modeste même estje jardin, bien qu’on y trouve, comme autrefois dans le jardinet, l’aquarium et la ménagerie. Une serre a été ajoutée pour les plantes délicates. Mais M. Bar tient à n’en pas avoir plus qu’il n’cn peut soigner lui-même, aidé, bien entendu, d’un jardinier qui travaille sous ses yeux. 11 est vrai que tous chez lui ont le goût du jardinage, et que tous, y compris Bar et les petits enfants, trouvent moyen d’y faire chaque jour quelque chose d’utile.

Le maître de ce domaine, au milieu de tous ces travaux, fait à sa manière l’éducation de ses petits-enfants, auxquels se joint, pour s’instruire avec eux , le fils du jardinier, un bel enfant de sept ans.

Voilà, comment vit à la tête de sa famille et de sa commune l’excellent maire de Brumelpont.

La fin à une prochaine livraison.

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