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MUSEROLLE ALLEMANDE

DU SEIZIÈME SIÈCLE

Aux quinzième et seizième siècles on avait porté trèsloin le perfectionnement de l’armure du cheval. Chaque membre de l’animal était recouvert d’une pièce de métal. Dans un tableau daté de 1480, conservé à l’arsenal de Vienne, le célèbre armurier de l’archiduc Maximilien, maître Albrecht, est représenté sur un cheval à jambières articulées.

La partie antérieure de la tête était préservée par le

Collection A. Minai. — Muserolle allemande du seizième siècle. — Dessin d’Édouard Garnier.

chanfrein , sorte de masque fait de métal ou d’une matière solide et résistante, qui partait des oreilles où il était rattaché à h cervicale au moyen de charnières, et descendait jusqu aux naseaux qu’il recouvrait entièrement. Mais cette pièce de 1 armure ne servait qu’à la guerre et dans les tournois. On avait adopté, pour ajouter à l’éclat du caparaçonnage dans les fêtes et les cérémonies, des muserolles en fer forgé et ciselé, dont notre gravure repré-

sente un curieux spécimen. Ces sortes de muselières, faites généralement avec beaucoup d’art, étaient finement découpées à jour, et portaient souvent des devises; elles devaient servir également à empêcher les chevaux méchants de mordre leurs voisins. Si nous en croyons le Diversorum gentium armatura equestris (1617), toute la cavalerie allemande en était pourvue à la fin du seizième siècle.

Paris. — Typographie de J. Best, me des Missions, 15.

Le GiiRANT, J. BEST.

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