‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 84 sur 712 · LOIR-ET-CHER · texte numérisé non relu

LOIR-ET-CHER

Le Château de Lavardin.

La tradition rapporte qu’au temps des Gallo-Francs de la période mérovingienne , alors que les druides accomplissaient encore les rites de leur culte dans la mystérieuse profondeur des forêts, il existait déjà, sur la rive droite du Loir, une place forte située à deux kilomètres au delà de Montoire. Ce fut sur les ruines de cette vieille forteresse, nommée Tums Dominica (la Tour Royale), qu’on vil s’élever, vers le milieu du onzième siècle, le premier château de Lavardin. Bâti sous le règne de Henri I'-'’ (de 1031 à 1060), il formait l’un des points principaux de la ligne de défense destinée à faire obstacle ;'i la jonction des Normands de la Loire avec les Normands de la Seine.

Commandant une vallée richement boisée et situé sur le troisième palier d’un promontoire qui surplombe le Loir, le château de Lavardin, par sa situation élevée et par les accidents naturels du sol qu’il dominait , était inabordable par eau aussi bien qu’inattaquable par terre.

Le premier possesseur de Lavardin que mentionne l’histoire locale se nommait Salomon; on lui attribue la fondation d’un prieuré dédié à saint Martin, dont il ne reste plus de vestiges.

Comme fief relevant d’une autorité supérieure , Lavardin était, suivant l’expression du vocabulaire féodal, dans la mouvance immédiate du comté de Vendôme. Les seigneurs de Lavardin avaient, ainsi que les seigneurs de Montoire, le titre de forestiers ou gardiens administrateurs de la forêt de Gastine.

La lignée directe des premiers maîtres de Lavardin Tomk XLiii. — Mviis mr,.

— Dessin de Tirpenne. ^

s’étant éteinte vers la fin du douzième siècle, dans la personne du baron Jean, celui-ci eut pour successeur Bouchard , son neveu , lequel était fils du comte Jean de Vendôme.

De cette époque date la restauration du château , dont Richard d’Angleterre (Richard Cœur-de-Lion) essaya vainement de s’emparer en 1188.

C’est à Lavardin restauré pour la seconde fois, deux siècles plus tard, par Jean de Bourbon, comte de Vendôme, qu’en 1447 le roi de France Charles VU vint habiter avec sa cour pendant le siège du Mans. L’une des grottes que l’on rencontre sur la route de Montoire à Lavardin a, dit-on, servi d’habitation aux filles d’honneur de la reine, et l’opinion populaire veut qu’elle doive à cette circonstance son nom de grotte des Vierges ; mais comme on la nomme aussi la grotte des Fées, on peut supposer que celle-ci fut, ainsi que celles qui l’avoisinent, habitée par les druidesses, dont la disparition n’eùt lieu que vers la fin du sixième siècle.

Un sinistre événement, mis à la charge de la mémoire du roi Louis XI, se passa, le 6 janvier 1477, au château de Lavardin. Jean VIII de Bourbon y mourut subitement en ouvrant une lettre que le roi lui adressait : on a prétendu, mais sans pouvoir le prouver, que cette lettre était imprégnée d’un poison subtil.

Les ligueurs qui occupaient le château de Lavardin en furent délogés, en 1589, par François de Bourbon, prince de Conti.

A partir de sa soumission au pouvoir royal , le château

de Lavardin cesse d’ajouter à la célébrité qu’il avait acquise comme monument historique. Le fief, qui n’avait autrefois que le titre de baronnie , fut érigé en marquisat, en 1601, par Henri IV, qui récompensa ainsi les services que lui avait rendus son ancien coreligionnaire, Jean Beaumanoir, baron de Lavardin. On ne saurait citer le nom de cet ancien maréchal de France sans rappeler qu’il était un des seigneurs assis dans le carrosse de Henri IV quand ce prince fut assassiné.

HISTOIRE

d’un homme qui n’a jamais rien vu.

Suite. — Voy, p. 2, 10, 30, 37, 42, 57, 82.

Alain avait treize ans environ lorsqu’il fut atteint d’une maladie terrible qui le mit en quelques jours à l’agonie.

^ Je me garderais de rappeler ces moments cruels, s’ils n avaient été pour moi la révélation de ce qu’est une mère auprès d’un enfant menacé de mort.

Il y eut une nuit, entre autres, où, le médecin perdant espoir, je vis Florine conserver seule le courage; on eût dit que, souffle après souffle, elle voulût retenir cette âme près de nous échapper.

Penchée sur le lit, silencieuse, attentive, prête à tout sacrifice, était-elle, avec l’enfant, en communion ou de vie ou de mort? Reviendrait-il avec elle? S’en irait-elle avec lui?...

Il y eut une crise suprême , suivie d’un calme où je* crus tout fini. Le malade sommeillait; un signe de Florine nous rendit immobiles. Cela dura quatre heures, après quoi Alain s’éveilla, regarda sa mère... Il revenait à la vie...

Oh ! je ne dirai pas nos impressions pendant la convalescence, en voyant le cher malade de jour en jour, pour ainsi dire, renaître : assis sur son lit, calme et souriant au milieu des fleurs, des livres, des crayons, des images, son regard tendre et profond nous causait la plus pure, la plus ineffable des voluptés humaines.

De quelle tendresse nouvelle Florine et moi maintenant nous nous sentions unis ! et combien tous nos enfants, en même temps qu’ Alain, nous étaient devenus plus chers !

Soufflanbise lui-même, il nous semblait que nous allions désormais l’aimer davantage ; et de même nos animaux, de même notre jardin, nos plantes et la nature entière. •’

Mais Soufflanbise restait inconsolable et sa misanthropie augmentait : aussi continuait-il de se lamenter à propos des angoisses que nous avions traversées. Nous autres, nous n’y pensions plus, et très-sagement nous nous laissions aller au bonheur de voir Alain tout à fait rétabli.

Le voisin ne l’entendait pas ainsi; il n’y avait point, pour son imagination malade , de repos entre deux malheurs : le passé, l’avenir, le troublaient également.

Pétrarque, dont la vie s’était passée à pleurer dans la solitude , Pétrarque disait :

... Le eose presenti e le passate Mi donne guerra, e le future ancora. (>)

Soufflanbise, s’il eût parlé en vers, ne l’eût pas dit autrement.

J’avais osé, un jour, manifester devant lui cette opinion que la terre n’est pas assez peuplée, et que vraiment il y aurait plaisir à voir, comme au temps de Deucalion, les pierres devenir des enfants.

(’) Le passé et le présent me font la guerre, et l’avenir aussi.

— Que ne puis-je, au contraire, s’écriait Soufflanbise avec indignation, changer les enfants en pierres!

— Vous ne feriez pas au moins cette belle expérience sur les nôtres! ripostait Florine.

Et nous en arrivions à des polémiques sans fin... Il est vrai que nous cédions toujours, car Soufflanbise finissait, quand on le poussait; par tomber dans un véritable désespoir. ■

Heureusement, il avait une consolation : c’était d’être resté célibataire.

Oh ! s’écriait-il parfois, je me reprocherais d’avoir donné naissance même à une mouche.

Et cependant l’infortuné, de jour en jour, poussait de plus profonds soupirs, tandis que, de notre côté, c étaient des éclats de rire en voyant gambader les enfants. Parmi eux il n y avait pas d’estropiés : aussi comme ils couraient, comme ils sautaient et grimpaient dans les arbres! et quelle joie pour moi de voir cabrioler cette belle nichée ! C’était comme si j’eusse moi-même couru sur toutes ces chères jambes.

La dernière de nos petites filles, Agnès, avait alors vingt-six à vingt-huit mois ; elle eût suffi seule à mettre en joie toute la famille, par sa gentillesse, sa gaieté, sa fraîcheur, sa grâce.

Un enfant qui s’essaye à la vie, qui apprend à parler, à courir , à voir , à sentir , éprouve des étonnements, des contentements quelquefois silencieux , mais le plus souvent accompagnés de cris d’une indicible allégresse.

Pour lui, dans la nature , tout est vivant, parlant, aimant et aimé. Quels sourires ! L’enfant ne semble-t-il pas avoir, en de certains moments, des révélations mystérieuses? A qui vont ces regards caressants, ces mots tendres, ces conversations à voix basse?

Un insecte, une fleur, un oiseau ; quelles amitiés soudaines ! Lorsque, la surveillant a distance, sans la troubler dans ses contemplations , je voyais la petite dans l’herbe déposer ses baisers sur les marguerites, faire ses petits discours aux coccinelles, il me montait au cœur des effluves de félicité, de fierté, de reconnaissance... Ah! qui n’envierait, en ces moments-là, de chanter comme les oiseaux?

Et quels bonheurs la nature sait donner à l’enfant,, avec une fraise, avec une groseille !

Jamais père a-t-il vu ce spectacle sans un sentiment d’adoration?

Mais qu’est-ce donc pour la mère?.,.

Agnès, un matin, au milieu des fleurs, croquait une pomme avec délices, plus heureuse de sa pamme qu’un millionnaire ne l’est de ses millions.

Occupés, Florine et moi, pendant ce temps, à dégarnir de ses fruits un vieux cep mêlé aux rameaux d’un rosier immense qui entoure notre chaumière, nous observions de loin la petite, et vraiment, nous aussi, nous nous sentions riches des trésors de l’enfant.

Valentin, autrefois, m’avait appris des vers de Hugo qui maintenant me revenaient en mémoire, et tout bas, en cueillant nos raisins, je les redisais à Florine :

Sur les chaumières dédaignées Par les maîtres et les valets La nature jette à poignées

Les lleiu’s qu’elle vend aux palais.

Son luxe aux pauvres seuils s’étale :

Ni les parfums, ni les rayons,

N’ont peur, dans leur candeur royale.

De se salir à des haillons.

Sur un toit où l’herbe frissonne.

Le jasmin veut bien se poser ;

Le lis ne méprise personne.

Lui qui pourrait tout mépriser.

Alors l’àme du pauvre est pleine ;

Humble, il bénit ce dieu lointain.

Dont il sent la céleste baleine Dans tous les souffles du matin.

L’air le réchauffe et le pénètre ;

Il fête le printemps vainqueur.

Un oiseau chante à sa fenêtre ;

La gaieté chante dans son cœur.

La suite à une prochaine livraison.

LES BALLES DE FRONDE ROMAINES AVEC Inscriptions.

Les anciens se servaient, comme on sait, de la fronde, arme assez meurtrière et qui joue un grand rôle dans toutes les guerres et même dans l’histoire des sièges. La fronde était composée de lanières de cuir dans lesquelles on plaçait soit une pierre , soit des balles de plomb de la forme d’une olive. On sait quelle réputation d’adresse avaient acquise certains peuples dans l’art de manier la fronde ; les habitants des îles Baléares surtout y étaient passés maîtres; aussi les Romains les employérent-ils souvent comme auxiliaires. Les frondeurs engageaient d’ordinaire l’action; ils n’avaient pas de rang dans l’ordre de bataille, et la facilité de mouvements requise par l’emploi de l’arme dont ils se servaient exigeait qu’on leur laissât une entièTe liberté. Dès que les soldats proprement dits qui composaient les rangées et les lignes de bataille étaient aux prises, les frondeurs se ralliaient derrière les combattants et continuaient à envoyer leurs projectiles à l’ennemi. On a retrouvé dans différents pays, et notamment en Grèce, en Sicile et en Italie, un assez grand nombre de ces balles de fronde en plomb. Beaucoup d’entre elles portent des inscriptions grecques ou latines Celles qui ont été trouvées en Italie ont dû être employées généralement avant l’époque impériale, car les dernières luttes auxquelles elles aient pu servir dans ce pays sont : — la guerre sociale, ou guerre des Italiens ligués contre Rome pour obtenir le droit de cité (de 90 à 88 avant notre ère); — la guerre servile, ou guerre des esclaves révoltés à la voix de Spartacus (de 73 à 71) ; — et la guerre civile d’Octave contre la famille et les amis d’Antoine , guerre dont l’épisode le plus saillant a été le siège et la prise de Pérouse par le fils adoptif de César, héritier de son nom et de sa fortune (l’an 40 avant J. -G.).

Jusqu’à ces derniers temps, on n’avait pu établir le classement ni déterminer le sens de la plupart des légendes gravées ou plutôt frappées en relief sur les balles de fronde de la république. Un élément essentiel faisait défaiit aux savants archéologues qui s’en étaient occupés : c était la connaissance exacte de la provenance de ces petits monuments, que leur volume rend trés-portatifs , ce qui empêche, par conséquent, d’en retrouver avec certitude le lieu d’origine.

Dans ces deux dernières années, des travaux de terras- Mftent ayant été exécutés ^us les remparts remains

d’Ascoli (l’ancienne Aseulum du Picenum), on a trouvé, dans les terres remuées par les ouvriers, et surtout dans le lit du petit fiime di Castello , qui se réunit au Tronto sous les murs même de cette ville, un assez grand nombre de balles de fronde portant toutes des inscriptions ; leur nombre s’élève présentement à plus de trois cents. Elles ont été acquises par MM. Rollin et Feuardent, et composent une collection jusqu’à ce jour d’un intérêt unique. Ces messieurs ont bien voulu les communiquer à M. Ernest Desjardins, qui les a soumises à une étude attentive et minutieuse. Il a fait part à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, à deux reprises différentes, du résultat de ses recberches.

Il s’est convaincu d’abord que toutes ou presque toutes ces balles avaient servi plusieurs fois, car elles portaient des frappes et des surfrappes de mains différentes. Il est naturel de penser, en effet, qu’aprés ou même pendant l’action, on ramassait les projectiles envoyés par l’ennemi, qu’on leur donnait une nouvelle marque, à l’aide sans doute d’un marteau et d’unè matrice composant un appareil analogue à celui dont se servaient jadis les douaniers pour frapper leurs plombs, puis qu’on les renvoyait aux. adversaires, qui en usaient de même. On peut, en effet, distinguer sur la même balle deux, trois et jusqu’à quatre frappes différentes. Il va sans dire que la dernière empreinte est toujours la plus lisible, la seconde l’est un peu moins ; quant aux plus anciennes, elles ont subi un écrasement qui en rend la lecture fort difficile ,■ souvent même indéchiffrable.

Toutes les balles d’Ascoli étant palimpsestes (c’està-dire portant des caractères provenant de frappes différentes), on comprend quel intérêt nouveau s’attache à ces monuments , ' qui peuvent nous fournir ainsi les plus curieuses révélations sur les armées opposées.

Les inscriptions qui se lisent sur ces balles sont relatives soit aux noms des chefs, soit aux désignations des peuples, des villes, des corps militaires qui les avaient frappées et surfrappées ; quelquefois elles font connaître des devises, des injures adressées à l’ennemi, ou des confidences qui lui sont faites par des traîtres.

L’histoire classique ne parle que d’un seul événement militaire mémorable accompli à Asculiim-Picenum ; mais les balles trouvées sous ses murs en révèlent deux autres, suppléent ainsi au silence des textes, et constituent , par conséquent, de véritables pages restituées à l’histoire par l’archéologie.

On peut classer chronologiquement les balles d’Ascoli en trois groupes distincts ; l’un relatif à la guerre sociale, le second à la guerre servile, le troisième à la guerre civile de l’an 40 avant J.-C. Les auteurs classiques ont raconté en détail les événements accomplis à Aseulum pendant la première de ces guerres. On sait que c’est cette ville qui donna le signal de l’insurrection des Italiens confédérés contre Rome, et quelle fut assiégée par le consul Cn. Pompée, qui fut battu par les troupes italiennes, obligé de lever le siège et de courir s’enfermer dans Fimzim (aujourd’hui Fermo); qu’il revint encore à la charge, c’est-à-dire fit un second siège d' Aseulum^ et qu’il serra fort étroitement la ville, ce qui n’empècha pas le plus héroïqüé deS défenseurs de la liberté italienne, Judacilius, de forcer ses lignes de se jeter dans la place et de s’y défendre avec vigueur. On sait aussi que, plus fier ou plus heureux que Vercingétorix , voyant toute résistance impossible, Judacilius alluma un bûcher sur le forum et s’y fit consumer avec ses braves compagnons. Cn. Pompée entra dans la ville, en fit massacrer tous les habitants en état de porter les armes, et envoya les femmes et les enfants à Rome pour y servir à son triomphe. Parmi

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ces petits enfants se trouvait l’Asculan Ventidius, qui fut plus tard le lieutenant d’Antoine en Orient.

Tels sont les seuls événements que les historiens classiques nous rapportent sur le rôle à’Ascidim pendant la guerre sociale. Les inscriptions des balles de fronde relatives au même événement nous donnent les noms des chefs, ceux des corps de troupes, les numéros des légions, les villes italiennes qui avaient envoyé des secours aux assiégés, etc. On voit figurer sur la même balle le nom de Pompée et celui de Judacilius, accompagné du mot Pice-

num (voy. fig. 1). On remarquera que le nom de Pompeius, qui a été irappé d abord par les Romains, est moins lisible que ceux de Judacilius et Picenum, attendu que la dernière frappe, la plus en relief, par conséquent, est celle des Asculans. Une autre balle, que nous donnons aussi comme spécimen , porte Fricas Rom{anos) ; littéralement, s’adressant au projectile lui-même : Tu frottes les Romains (fig. 2). Le mot frotter , emprunté dans ce sens à notre langage le plus familier, traduit très-exactement l’idée que les Italiens devaient attacher à cette ex-

Fk;. 4.

Fig. 5.

pression vulgaire fricas. D’autres, par contre, portent Fricas Pi{centes); — Tu frottes les Picentins. Les historiens nous apprennent que les Italiens soulevés s’étaient donné deux chefs suprêmes qu’ils avaient décorés du titre de consuls : le nom d’un de ces consuls, le célèbre C. Papius MuHlus, s’est retrouvé sur plusieurs de nos balles ; mais , circonstance remarquable , on a dû en faire une espèce de cri de guerre ou de signe de ralliement, car on a employé pour l’écrire des caractères empruntés à la vieille langue des Osques (voy. lig. 5). 11 est écrit au rebours, suivant l’usage de cette ancienne écriture italiote, et signifie : C{aius) Paapi, Cai{fUius)-, — C. Papius, fils de Gains. Sur cette même balle, le nom Pison{is)\ de Pison, d’une frappe antérieure et romaine, concerne sans doute le père du consul contre lequel Cicéron prononça une harangue célèbre, dans laquelle il rappelle précisément que le père de ce consul avait eu l’entreprise de la fabrique des armes pour la guerre sociale.- Parmi les noms des chefs romains, nous avons le célèbre C. Marins, qui prit part, comme on sait, à la guerre sociale (fig. 3)’ La seconde série historique des baltes d’Ascoli concerne la guerre des esclaves ; la légende Peristis servi ! — Mort aux esclaves! qu’on lit sur plusieurs balles (voy. fig. 4), ne peut laisser aucun doute à cet égard. Sur une autre, on voit : Feri Cassium! — Frappe Cassius ! et ce Cassius a été précisément un chef romain , chargé de combattre les bandes de Spartacus. Une autre porte ces belles paroles : V{indicamus) justa , — Nous demandons ce qui est juste. Les auteurs classiques avaient bien marqué qu’un épisode important de cette guerre avait eu lieu dans le Picenum, mais sans préciser l’endroit de la lutte ; les balles d’Ascoli nous prouvent qu’elle fut localisée sous les murs de cette ville.

TjC! fin à une autre livraison.

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