‹ Magasin théâtralChapitre 1186 sur 1475 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LA COMTESSE DE BATZ, sortant de la chambre où Thérèse l'a fait entrer.

Voilà une pastorale qui commence bien. Une jeune fille naïve, un amoureux tremblant, un docteur tout paternel. Je viens brouiller le roman ; c'est dommage. Le vicomte ne revient pas. Je suis impatiente de sortir de celle maison où je n'ai plus rien à apprendre, et de me présenter chez d'Aubray. Comment va-t-il me recevoir? Que m'importe? C'est pour lui seul que cette visite est redoutable. Moi, guérie de la folle passion qu'il m'avait inspirée; je ne suis venue le chercher que dans l'intérêt de ma fille et de mon neveu. J'entendsdespasdansle chemin. C'est le vicomte, sans doute. Non... c'est d'Aubray ! qu'd est changé î qu'il paraît avoir souiVert ! ai-je élé plus heureuse !.. Allons, je n'éprouve en le revoyant que

la joie do le tenir en ma puissance et le désir de l'humilier. Je suis contente de moi. (D'Aubray entre par le fond avec l'appareil d'un chasseur.)

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