‹ Magasin théâtralChapitre 1190 sur 1475 · THÉRÈSE, ANTOINE, VALENTINE · texte numérisé non relu

THÉRÈSE, ANTOINE, VALENTINE

THÉRÈSE

Et tu dis que le docteur n'est pas rentré?

ANTOINE

Non, marraine ; pas encore.

THÉRÈSE

Il nous a invitées à diner cependant ; où est-

il allé:

On est venu le chercher pour un ouvrier du grand moulin qui s'est pris le doigt dans un engrenage, et vous le savez, il n'y a pas d'engagement qui le retienne quand c'est un pauvre qui a besoin de lui.

THÉRÈSE

Quelle est donc celte chambre où tu nous as conduites ?

ANTOINE

C'est son cabinet. J'ai pensé que vous vous y plairiez mieux que dans le salon du rez-de-chaussée. D'abord, la vue est bien plus belle, et Mademoiselle, qui paraît rêveuse pourra s'y distraire un moment.

THÉliÈSE.

Retourne à ton ouvrage, à présent.

antu!>:e.

J'y vais, j'y vais. Apres a^oir ouvert les fenêtres

toutefois , parceque la diligence de Lyon ne pouvant tarder à arriver, Mademoiselle en aura d'ici tout le spectacle. C'est ça qui est amusant, et c'est bien heureux pour nous que la grande route passe maintenant par Aubray. Par exemple, on dit qu'elle a été mal faite, et que d'un jour à l'autre la diligence pourra bien verser.

VALENTINE

Est-il possible ?

ANTOINE

En entrant dans le bourg, la descente est très rapide.

C'est vrai... elle m'a souvent effrayée.

THÉRÈSE

Allons, allons, laiâse-nous. (Antoine sort.)

WWWVWWWWVVWVWVWVVll lV\VVV\VV\'\VW\VVV\W\\\'\'V\\\'\-Ni\\\\

Page 1