‹ Magasin théâtralChapitre 1196 sur 1475 · ACTE II, SCÈNE YI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE YI

ce qui veut dire que je ne me marierai point avant son retoir.

LE VICOMTE

Ceci esL une question de temps et je n'ai pas à m"en effrayer. Votre seconde raison est-elle plus personnelle ?

Oui, Monsieur, ma seconde raison , c'est que si ma main est encore libre, mon cœur ne l'est plus. Je l'ai donné depuis longtemps à un ami que le ciel avait placé près de moi. Compagnon dévoué de ma jeunesse maladive, il sera , s'il veut, celui de ma vie entière, ce frère, cet ami, cet époux^ devant qui je déclare mes sentiments pour la première fois, et à qui je dois bien ce dédommagement, c'est mon cousin, M. Léon d'Aubray.

LÉON

Valentine ! Valentine !

VALENTINE

Voyez maintenant s'il vous reste quelque espérance.

LE VICOMTE

Il ne m'en resterait aucune si les effets devaient suivre de près une déclaration aussi vive; mais vous m'avez dit vous même qu'en ce moment, vous ne pouviez songer au mariage; dermetlez-moi de ne pas me désespérer. (^w docteur.) Docteur, voici ma lettre pour le capitaine BarthwelL.je vous souhaite un bon voyage. (// sort.)

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