‹ Magasin théâtralChapitre 1205 sur 1475 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANTOINE, puis LA MARQUISE.

ANTOINE, seul.

Ils me laissent!... Je ne vois plus personne à qui annoncer cette dame; n'importe, introduisons-la. {H va au fond.) Entrez, Madame, entrez... {La marquise entre.) Asseyez-vous, je vais tliercher M. d'Aubray ou sa nièce.

LA MARQUISE

Ne vous donnez pas cette peine : je viens d'apprendre d'un valet que M. d'Aubray s'est enfermé ildiis son cabinet, où il a défendu qu'on vint le troubler sous aucun prétexte, et que mademoiselle (i'Aubray, fatiguée de sa promenade, s'est retirée d.ins sa chambre pour y prendre quelque repos.

ANTOINE

Conmie vous regardez autour de vous! On voit que vous avez habité le château, et que vous êtes contente de vous y retrouver. Tenez, la chambre de mademoiselle "Valenline est la.

LA MARQUISE

Lj, dites-vous?

ANTOINE

L'ancienne chambre de sa mère.

LA MARQUISE, s'élançant.

Ah! je vais... {Elle s'arrête.)

ANTOINE

Voulez-vous que je frappe à la porte pour la faire venir?

LA MARQUISE

Oh! non... non...

ANTOINE

Pourquoi?

Ne m' avez- vous pas dit que la santé de mademoiselle d'Aubray était encore chancelante?

ANTOINE

Il est vrai.

LA MARQUISE

Eh bien ! ne troublons pas le repos qu'elle goûte; seulement, je vais me mettre tout près de la porte pour l'entendre se réveiller.

ANTOINE

Vous vous installez donc au château f*

LA MARQUISE

J'espère qu'on ne m'y refusera pas une place.

ANTOINE

Si vous comptez demeurer quelques jours au village, il faut déclarer à M. le maire vos noms, prénoms et qualités.

LA MARQUISE

Est-ce bien nécessaire ?

ANTOINE

Oh ! c'est indispensable.

LA MARQUISE, écrivant rapidement quelques mots.

Voilà un mot pour lui : vous chargez-vous de le porter?

ANTOINE

J'y cours, et je reviens avec vos effets. (Il sort.)

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