‹ Magasin théâtralChapitre 1217 sur 1475 · THÉRÈSE, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

THÉRÈSE, LA MARQUISE

LA MARQUISE

Thérèse !

Madame...

THERESE

LA MARQUISE

Je t'avais demandé si Valentine aimait son cousin ; pourquoi m'as-tu répondu que non ? THÉRÈSE, à part.

Pouvais-je faire autrement?

Tu te tais ! Ton silence me donne à penser.

THÉRÈSE

Pur enfantillage, dont il ne faut pas vous inquiéter, Valentine n'a qu'une passion véritable : c'est VOUS.

LA MARQUISE

Antoine l'a-t-il vue?

THÉRÈSE

Non, Madame.

LA MARQUISE

A-t-il eu des nous elles de sa santé?

THÉRÈSE

Non.

LA MARQUISE

Lui a-t-il fait passer ma lettre au moins?

THÉRÈSE

Aucun des valets du château n'a voulu s'en charger.

LA MARQUISE, Se promenant avec agitation.

0 Ciel ! être si près de ma fille et me trouver dans l'impossibilité de la voir, de lui écrire, de savoir ce qu'elle devient! J'hésitais, avant d'entreprendre un procès où le nom d'Aubray doit être couvert d'infamie, mais puisqu'on me pousse à bout, je vais le commencer.

THÉRÈSE

Bien, bien. Madame... Vous vous résignez au seul parti qui vous reste, et vous savez si je vous l'ai conseillé.

LA MARQUISE

Arrange-toi avec Antoine, afin que je puisse partir dès cette nuit pour Paris. L'intérêt de M. d'Aubray est de m'empêcher d'avoir re';ours a la justice; et, s'il était prévenu de mon d.' ■ ■ t, il trouverait peut-être moyen de s'y opposer.

THÉRÈSE

Fiez-vous à mon zèle.

LA MARQUISE

Je rentre chez moi pour tout préparer. (Elle sort.)

THÉRÈSE, seule.

Oui, qu'elle parte. Antoine la conduira jusqu'à la poste voisine; arrivée là, elle prendra des chevaux et sera bien vile hors de danger.

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