ACTE IV, SCÈNE V
THERESE
Oui, c'est moi... Je viens... ma mère... Pourvu qu'on ne m'ail pas suivie I
THÉUESE.
Sorlir à pied, par un lemps pareil... Voyons vos vêLenieais : ruisselants de pluie... Que d'imprudence ! Ne me répondez pas encore... vous êtes tout essoufflée d'avoir couru, et je devine bien ce que vous avez à me dire : c'est que vous vous êtes échappée à l'insu de M. d'Aubray... Antoin e!...
ANTOINE, revenant.
Me voilà.
THÉRÈSE
Mets du bois dans le feu. Et maintenant, qui vous amène ici? Pourquoi celte résolution désespérée ?
VALENTINE
Thérèse^ les pièces terribles qu'on nous a montrées n'ont-elles point changé ta conviction ? Jurerais-tu sur la croix que cette dame qui s'est présentée il y a huit jours au château d'Aubray est bien réellement ma mère ?
THÉRÈSE
Oui, je suis prête à le jurer!
VALENTINE
Il suffit ; le cri de mon cœur est d'accord avec les paroles. Antoine va me conduire chez elle.
Chez qui?
VALENTINE
Eh ! dans l'asile que ma mère a choisi.
THÉRÈSE
Mais cet asile, c'est ma maison.
VALENTINE
Elle est chez toi ?
THÉRÈSE
Il ne vous l'avait pas dit ?
VALENTINE
0^ ! aa bonne Thérèse, merci ! merci! Allons, où est sa chambre ?
THÉRÈSE
Un mot d'abord : quêtes-vous venue lui dire?
VALENTINE
Que je veux m'enfuir avec elle.
THÉRÈSE
Causons un peu de cela avant d'aller la trouver. Antoine, laisse-nous.
ANTOINE, en passant devant la chambre de la Marquise, il la voit paraître sur le seuil.
Ah ! ( La Marquise se retire en lui faisant signe de se taire.)
THÉRÈSE
Qu'est-ce donc?
Rion...
THERESE
Va, maintenant, va. (Antoine sort.)
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