SCENE VI
VALENTINE, la MARQUISE, puis ANTOINE.
VALENTINE
Profitons du moment qui me reste pour écrire
à Léon une dernière fois. {Elle s'assied devant une table et écrit.) « Léon, je viens vous faire « mes adieux, vous allez épouser mademoiselle de « Batz; quels que soient les motifs qui vous « aient déterminé à ce mariage, je ne vous en « veux pas, mais vous ne pouvez pas croire que « j'y survive. Je prie Dieu pour votre bonheur, « et je pardonnerai à votre père tout le mal qu'il ff m'a fait s'il consent à reconnaître ma mère! « 0 Léon' si vous m'avez jamais aimée, obtenez « de lui cette grâce, et remplacez auprès de cette « mère malheureuse l'enfant qu'elle aura bientôt « perdu. »
LA MARQUISE, s'avonçaiit et prenant la lettre. Assez ! assez !
VALENTINE
Ma mère !
LA MARQUISE
Je ne suis donc rien pour toi?
VALENTINE, Elle veut se jeter à ses pieds. La marquise la retient et l'embrasse.
Oh! pardon! pardon!
ANTOINE, accourant.
Ah! Madame, Mademoiselle, j'ai vu plusieurs personnes qui montaient la côte. Je crois qu'on a découvert votre fuite et que le juge de paix vient vous chercher.
LA MARQUISE, ô Valentiue.
Mon Dieu! que faire? où te cacher? dans cette chambre.f(La porte latérale s'ouvre, M. d'Aubray paraît suivid'un domestique.) Il n'est plus temps!
"VW VV\\\\'V\\XV»V1-WVVV*WVVVWVWV\W*.-VW\>V\V*VVVVVV\\\\-V^ ww