LA MARQUISE, VALENTINE, D'AUBRAY, AN
TOINE, GERMAIN, puis THÉRÈSE.
Je vois que mes soupçons étaient justes. C'est ici que mademoiselle d'Aubray est venue chercher un refuge contre la tyrannie de son tuteur. Valentine, je veux croire que vous n'aviez pas réfléchi à la gravité de votre démarche, aussi je ne vous ferai pas de reproches; mais vous allez me suivre sur-le-champ.
VALENTINE
Ma place est ici.
d'aubray.
Votre place est chez moi. N'essayez pas de me résister : décidé à vous arracher à des influences que vous n'auriez jamais dû reconnaître, je suis en mesure de faire valoir les droits que j'ai sur vous; et si j'ai devancé de quelques instants le magistrat qui, au besoin, me prêterait main forte, c'est qu'avant de donner au public le spectacle de nos querelles, j'ai voulu tenter les voies de la douceur.
LA MARQUISE
Les droits d'un tuteur passenl-ils avant ceux