ANTOINE, LE DOCTEUR, LA MARQUISE, THÉRÈSE
LA MARQUISE, entrant, à Thérèse.
Oui, il y a par ici un couloir qui conduit à la chapelle, dans une tribune placée au-dessus du chœur ; je veux en retrouver l'entrée pour assister au mariage de Valentine.
THÉRÈSE
Mais si elle allait vous voir ?
LA MARQUISE
N'aie pas cette crainte : je me tiendrai cachée derrière un pilier, étouffant mes sanglots, dévorant mes larmes... Oh ! viens, viens, c'est bien le moins que j'aie le spectacle de son bonheur!... Ciel!...
THÉRÈSE
Qu'y a-t-il?
LA MARQUISE
Ton filleul avec un étranger!
ANTOINE, allant à Thérèse,
J'en ai eu bien du regret, marraine, mais je suis arrivé trop tard pour donner votre bouquet a mademoiselle Valentine. Elle venait de partir pour la mairie.
LA MARQUISE, reprenant le bouquet.
C'est bien, mon ami, donnez. {A elle-même.) Ainsi, elle se marie sans rien avoir que je lui aie donné, pas même un pauvre bouquet de fleurs,
ANTOINE
Qui vous amène ici?
THÉRÈSE
Nous cherchons le cabinet de M. d'Aubray ;
sais-tu où il est?
ANTOINE
Non, marraine; mais je vous laisse avec quelqu'un qui va vous le dire; c'est notre bon, notre cher docteur, qui est de retour depuis un moment. (Il sort.)
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