‹ Magasin théâtralChapitre 1238 sur 1475 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

piiblitiue. .Mademoiselle de Ilavisiiy , au contraire, est née au milieu d'un luxe que juslilie la fortune de son oncle. F(Mes, bals, parures, jamais lien ne lui a clé rel'usé. Elle voudra reliouver dans la maison celle opulence ù laquelle elle es! habituée, dont elle ne i)Ci!l se passer... lu voudras l'opposer à ses Iblles dé- })cnses , tu ne le pourras ])as... ce seiait. eoniprometlre le boniteur de Ion inlérieur. Je connais la faiblesse de ton caractère... tu cèileras, lu céderas pour ton repos... tu céderas à cause même de celte riche dot (fue ta femme l'apporte, et cette fortune (jui l'éblouil, qui l'enivre aujourd'hui, tu l'achètes peut-être au ])rix de ton bonheur comme homme, de ta considération comme notaire. Crois-moi , faisons (aire une sotie vanité... il en est temps encore... je me charge de rompre...

UELMARRli.

Y pensez-vous?... au moment où nous allons signer le contrat....

DELMARRE PÈRE.

Il s'agit de ton avenir, de ton bonheur... et si tu n'as pas assez de fermeté pour méprisir de vaines considérations, j'en aurai assez, moi, ton père, et j'irai dire franchement à M. de Flavigny que, pour le bonheur de sa nièce cohmie pour le lien, ce mariage est impossible.

DELMARRE.

Impossible!... Mais un tel sacrifice serait audessus de mes forces... j'aime Clolilde... elle oubliera facilement les plaisirs bruyants du monde.

DELMARRE PÈRE.

Quelle assurance eu as-tu? Cette femme que tu vas épouser, es-tu certain de trouver dans son amour pour toi la garantie de ton bonheur?. Non, car ce n'est pas une mutuelle tendresse qui vous unil , e'est une affaire que tu fais.

DELMARRE.

Une alTaire!

DELMARRE PÈRE.

tranchons le mot , c'est une spéculation.

DELMARRE.

Mon père !

Oui, Monsieur, et c'est mal, très-mal.

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