JULIE , CLOTILDE , MICHEL
CLOTILDE, à Julie. Elle entre par le fond.
Est-ce qu'il est bien tard, Julie? (Regardant la pendule.) Neuf heures et demie... la comtesse m'a retenue... Heureusement, c'est un bai ^ns raçon... je n'ai pas à m'occuper d'uni
i6 LES SPÉCULATEURS
nouvelle toilette... Ah ! Michel, c'est vous? êtes-
vous allé chercher mon bracelet chez le joail- Ciel !
lier?
MICHEL
Oui, Madame; je l'ai remis.
JULIE
Le voici. Madame.
CLOTILDE
C'est bien. (Michel sort par la droite. Clotilde s'est placée devant la toilette.) Suis-je bie n décoiffée, Julie?
JULIE , la coiffant.
Oh! fort peu. Madame.
CLOTILDE
Est-il venu quelqu'un?
JULIE
M. d'Avenay.
CLOTILDE, plus sérïeust .
Ah!
JULIE
tl espère accompagner Madame au bal ce soir... il reviendra à dix heures chercher Madame.
CLOTILDE, regardant la pendule.
A dix heures... et déjà... Voyons, Julie, hâtez-vous... vous êtes d'une lenteur ce soir... arriver aussi tard dans un bal... c'est d'une inconvenance.
JULIE
Madame n'arrive jamais plus tôt...
CLOTILDE
Préparez donc mon flacon.
JULIE
Le voici , Madame.
CLOTILDE
Et le bouquet, vous l'avez oublié?
JULIE, le lui donnant.
Non , Madame.
CLOTILDE
Voyez si la calèche est attelée.
{Julie sort par le fond.)
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