SCÈNE V
MINOT, BONTEMS, CLOTILDE, DELMAHRE {par le fond], GF.OWGEsl
CLOTILDE , couranl à Delmarre. Ah! mon ami, venez, venez... on n'usera plus vous accuser maintenant (pic vous êtes là pour vous défendre.
DKLMAKRE, IVOUblé.
Comment?...
MixjT, vivement.
Des bruits ridicules dont M. Bontems se fait l'écho.
BONTEMS, qui s'est levé à l'entrée de Dclman'e.
Moi, Monsieur... du tout... je n'ai jamais
d'opinion... Mais si mes fonds vous gênaient...
DELMARRE, accc hésHatton.
Soyez tranquille, 5Ionsieur, je vous remettrai... bientôt.
MINOT, vivement.
Pourquoi donc? M. Bontems n'est pas
pressé.
CLOTILDE
Mon mari doit l'être, Monsieur. Il ne s'agit plus seulement de l'argent de Monsieur ( elle désigne M. Bontems) , mais de l'honneur de M. Delmarre.
GEORGES
Mais la conduite de M. Delmarre est fort loyale; c'est faire injure à sa délicatesse que
d'insister plus longtemps M. Bontems n'a,
j'espère, aucune inquiétude, et s'il lui en restait encore, je suis prêt à nie porter caution...
Vous, Monsieur? Je n'ai Ijesoin du secours de personne... et si M. Bouteras doute encore, je suis prêt.
LES SPECULATEURS.
BONTEMS
Oh ! du tout. M. Delmnrre! je n'ai jamais en de craintes.. , qu'est-re que je désirais, moi? des explications... et du moment où Monsieur me répond... M. Minot , vous m'avez demandé quelques réparations iocalives...
MINOT
Volontiers, mon cher propriétaire, je vous offre une place dans mon lilbury. {A part.) En conscience, je lui dois bien cela.
( Il sort par le fond avec Bonlems. )
CLOTiLBE , avec émoHon.
Venir ainsi... c'est indigne!...
DELMARRE.
Ne vous alarmez plus , Clolilde ; n'avez-vous pas conliance en moi?
CLOTILDE
oh ! toujours, mon ami , toujours.
DELMARRE.
Eh bien! laissez-moi, Clolilde.
CLOTiLDE, avec hésitation , regardant Georges. Mais...
DELMARRE , avcc douccur. Je vous en prie, laissez-moi.