‹ Magasin théâtralChapitre 1279 sur 1475 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DELMARRE, CLOTILDE, MICHEL, DELMARRE PÈRE,

CLOTILDE entre dans le plus grand trouble et court à Delmarre.

Mon ami!... ah! c'est indigne!... si vous aviez.

DELMARRE PÈRE.

Qu'eît-ce donc?... Ce trouble...

CLOTILDE

C'est une infâme calomnie!... J'étais cliez .M. Raymond, l'agent de change... j'attendais

tES SPÉCULATEURS.

dans SCS bureaux... les commis... ils ne me connai.ss.iienl pas... el... et ils osaient...

(Elle s'arrête, suffoquée par les larmes.)

DELMARRE PÈRE.

lovons, qu'est-ce?... Michel! narle, parle... dis-nous...

MICHEL

Oui , .Alonsieur, chez l'agent de change , on p: étendait qu'il avait reçu de M. Delmarre...

DELMARRE, sc k'vanl vivement.

Tais-toi !

UELMARRE PÈRE.

l'ourquoi lui imposer silence?.... Parle réponds!...

MIGUEL , hésilmit.

Mais, .Monsieur...

DELMARRE.

lîichel !

OELMARRE PÈRE.

Réponds! .. je le veux , je le l'ordonne!... MICHEL, arec hésitation.

Eh bien, Mon.«;ieur, on disait (ju'il avait recii de M. Delmarre un bon signe du nom de M. de Flavigny, et on osait diVe que c'élail...

DELMARRE PÈRE.

Achève. . .

MICHEL

Que c'était nn faux.

Un?...

DELMARRE PERE.

DELMARRE , qui csl allé s'appuyer contre un fauteuil pendant que Michel parlait , pousse un cri étouffe.

Ail :

(Au cri douloureux de Delmarre, tous se tournent vers lui. —Delmarre père regarde son fils arec une sorte de terreur et d an.riété. — Celui-ci semble prêt à se trouver mal; il s'appuie contre le fautem' et s'y laisse tomber sans force. ~ Clotilde a tout compris ; elle se précipite sur son mari, l'interroge des yeux avec anviete, puis recule avec effroi, et se jette en sanglotant danx les bras de Delmarre père, qui semble anéanli mir sa douleur. Enfin, Delmarre père U'élninne doucement et lui fait signe de se retirer, tlolilde fait vers lui un geste de prière comme si elle voulait le' .supplier jwur son mari ; mais elle se retire avec Michel devant un geste plus .sévère du père i

5Cf;5o>âC.'0&aC;Cî»eriDÏ.SS',5S scr.2 SSO.V

^■i'C.'Ct^sO'.O'*

Page 1