ACTE 11, SCENE XllI
mée que ce garçon s'en aille, rar il l'aime ; et cela t'importune assurément.
SILMA.
Je n'ai point à me plaindre : il me prend pour une sui\ante, et il me parle sur ce ton-là; mais il ne me dit pas ce qu'il \en\, j y mots bon ordre.
MARIO
Tu n'en es pas tant la maîtresse que tu le dis bien.
ORGON
Ne l'avons-nous pas vu se mettre à genoux malgré toi? N'as-tu pas été obligée, pour le faire lever, de lui dire qu'il ne te déplaisait pas? SILVIA, à part.
J'étouffe.
MARIO
Encore a-l-il fallu, quand il t'a demandé si tu l'aimerais , que lu cies tendrement ajouté : « volontiers; » sans quoi il y serait encore.
SILVIA
L'heureuse apostille , mon frère ! mais comme l'action m'a déplu, la répétition n'en est pas aimable. Ah ça! parlons sérieusement : quand flnira la comédie que vous vous donnez sur mon compte?
ORGOX
La seule chose que j'exige de toi, ma fllle, c'est de ne te déterminer à le refuser qu'avec connaissance de cause. Attends encore ; tu me remercieras du délai que je te demande, je t'en réponds.
MARIO
Tu épouseras Dorante, et même a\ec inclination ! je te le prédis... Mais, mon père, je vous demande grâce pour le valet.
SILVIA
Pourquoi grâce? Et moi je \eux qu'il sorte.
ORGOX.
Son maître en décidera. Allons-nous-en.
MARIO
Adieu, adieu, ma sœur; sans rancune.
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