‹ Magasin théâtralChapitre 318 sur 1475 · DORANTE, SILVIA · texte numérisé non relu

DORANTE, SILVIA

DORANTE, à part.

Qu'elle est digne d'être aimée ! Pourquoi fautil que Mario m'ait prévenu !

SILVIA

Où étiez-voùs donc, monsieur? Depuis que j'ai quitté Mario, je n'ai pu vous retrouver pour vous rendre compte de ce que j'ai dit à M. Orgon.

Je ne me sui« pourtant pas éloigné. Mais de quoi s'agit-il?

SILVIA, à part.

Quelle froideur! (Haut.) J'ai eu beau décrier votre valet, et prendre sa conscience à témoin de son peu de mérite; j'ai eu beau lui représenter qu'on pouvait du moins reculer le mariage, il ne m'a pas seulement écoutée. Je vous avertis même qu'on parle d'envoyer chez le notaire, et qu'il est temps de vous déclarer.

DORANTE

C'est mon intention ; je vais partir incognito, et je laisserai un billet qui instruira M. Orgon de tout.

SILVIA, ù part.

Partir! ce n'est point là mon compte.

DORANTE

N'approuvez-vous pas mon idée ?

SILVIA

Mais... pas trop.

DORANTE

Je ne vois pourtant rien de mii^nx dans la situation où je suis, à moins que de parler moi-même ; et je ne saurais m'y résoudre : j'ai d'ailleurs d'autres raisons qui veulent que je me retire ; je n'ai plus que faire ici.

SILVIA

Comme je ne sais pas vos raisons, je ne puis ni les approuver ni les combattre; et ce n'est pas à moi à \ oiis les demander.

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