GU.MÈS
Celui de naître.
PHILIPPE it.
Par le salut de mon ame ! je conviens -iiie
c'est vrai. Oui, cet liorame a un tort iiri'missihle : le même sanff coule dans nos veines. Je me plaisais à être unique; cependant j'ai proini.-;, proniis sur l'iivanfjile.
GO M Es.
Ronjp peut tout di-lier sur l.i terre.
PHILIPPb: II.
Ol» ! je m'Iiymilie devant le pouvoir de Home; mais Rome ne lait rien pour rien.
GOMÈS
Profonde vérité,
Jt! le verrai, ce don Juan ; je lirai dans .son aine. S'il est ce qu'il doit être, je le reconnais, et un célibat volontaire ensevelit dans les dignités ecclésiastiques sa naissance, ses prétentions et sa postérité. Mais si je surprends sur ses lèvres un soupir de regret pour les pompes et les plaisirs de ce monde, si l'esprit de révolte est en lui, je l'oublie, et, pour peu qu'il ait percé le mystère de sa naissance, je... Dieu in'in.spirera.
GOMÈS
Je comprends.
Que ne puis-je me délivrer de tous les souvenirs qui me tourmentent aussi facilement que du sien! Quoi, j'ai fait pour elle ce que je ne fis jamais pour aucune autre. La suivredeux fois sous un déguisement! me mêler à la foule pour m'attacher à ses pas dans les obscures allées du Prado! et tout cela par tes conseils! et tout cela en pure perte!
GOMÈS
Pouvais-je croire, sire , que celte jeune fille, ou que cette veuve, car j'içnore qui elle est, échapperait à mes recherches?
Ses habits de deuil vous trompent : ce n'est point une veuve; c'est une jeune fille dans toute la candeur deson âge, dans toute la fleurde l'innocence et de la beauté. Une veuve! je sciais jaloux du passé... Mais pourquoi donc me parlez-vous d'elle ?
GOMÈS
C'est vous , sire , qui le premier...
K avez-vous aucune affaire, aucune nouvell» qui puisse s'emparer de ma pensée?
GOMÈS
Une seule ; elle concerne la foi.
ImI toi ! parlez , parlez.
GOMÈS
On m'é« rit que, dans une des vallées du Piémont . plusii ujs de vos sujets sont soupçonnés d'héri'sie. Voici ma réponse.
VUILIPPE II , lisant.
C'est trop long. Point de procès ; en matière Je religion , on ne jnye pas , on frappe. Trop Iouh' vous dis je; écrivez.