SCÈNE VIL Les Précédents, BONNARD et M»" SINCI-AIR
BONNARD
Mon cher, on m'a fait un accueil Qui doit toucher ton cœur et flatter ton orgueil. Le Duc à tous mes vœux promet de satisfaire, En ajoutant, pour toi, que sur certaine affaire Qui t'inspire, dit-il, im très vif intérêt, Il jure de garder le plus profond secret.
MADAME SIISCLAIR.
Mais moi, ce qu'il m'apprend me chagrine et m'étonne: Vous refusez, monsieur, la place qu'on vous donne?
HORTENSB.
Ma mère, il a raison.
DANVILLE
Et Bonnard doit sentir Que mon fils sans délai nous force à repartir.
MADAME SINCLAIR, ëtonoëe.
( A Hortense. ) (A Danville. )
J'admire ta sagesse! est-on plus raisonnable?
BANVILLE
Aus^i je lui rendrai notre terre agréable; Quelques petits concerts, deux bals dans la saison,
(A Valentin.) Tout sera pour le mieux; qu'en dis-tu, mon garçon ' Et comment trouves-tu nos châteaux en Espagne?
VALENTIN
(A part.)
Superbes. Nous aurons Paris à la campagne.
DANVILLE
Et mon ami Bonnard, s'il obtient un corj,é j Arrive avec sa femme...
HORTENSE, à Bonnard.
Eh ! quoi
BONNARD, à Danviitt.
Bien obligé.
De tes réflexions j'ai la tête remplie; Épouser aussi tard femme jeune et jolie, Cela peut réussir, mais ce n'est pas commun. Tu fus heuieux , d'accord ; sur mille on en trouve un. Quand je touche, Danville, au terme du voyage, Dans un chemin douteux tu veux que je m'engage? Où d'autres ont glissé, je puis faire im faux pas, Et ton ami Bonnard ne se mariera pas.
FIN DE L'ÉCOLE DES VIEILLARDS
MARmO FALIERO