I.SRAEL
En a-t-oM pour rendre la justice?
FALIERO
Tes amis, si lu veux.
ISRAËL
Quand vous serez le leur.
FALIERO
Moi '..je...
ISRAËL
Vous reculez I
FALIERO
Agir avec chaleur.
Concevoir froidement, c'est le secret du maître. Puis-je rien décider avant de tout connaître? li comprend donc .ses droits? j Mais le sénat m'appelle , un plus long entretien ISRAËL. ! Pourrait mettre au hasard mon secret et le tien.
La solde que l'armée attend depuis deux mois, Si d'autres, la payant, tentent i)ar ce salair<' De nos condottieri la bande mercenaire.
Puis je l'enipt^chcr, moi ?
FM.IERO.
\ (JUS avi'z dor.c de \\.r
ISRAËL
Vous revoir au palais .serait risquer nia tète. Le seigneur Lioni vous attend à sa fête ; J'irai.
F.\LIKRO.
'l'c iTCoit-ii .'
ISRAKI,.
Mon bras sauva s<;s jours ; .l'eus lorl : c'est un de plus.
FALIERO
Affable en ses discours, Dans se,s actes cruel , esprit fin , âme dure, Assistant du même air au bal qu'à la torture. Soupçonneux mais plus vain, et dans sa vanité Épris d'un fol amour de popularité, Il doit te recevoir.
ISRAËL
Il en a le courage.
Du marin parvenu le rude et fier langage \a; trompe en l'amusant; et sans prendir un soupçon Dans la bouche de fer ii trouverait mon nom.
Mais la torture est puHe aussitôt qu'il soupçonne.
ISRAËL
Je la supporterais de l'air dont il \:\ donne.
FALIERO
Tu me gagnes le cœur.
LSRAEL.
Vos ordres, général ?
FALIERO
J'irais ù leurs regai ds m'exposer dans un bal , Rendre en les acceptant leurs mépris légitimes. Chercher mes ennemis !
ISRAËL
Non, compter vos victimes.
FALIERO, vivement, .le n'ai rien décidé.
ISRAËL
Voulez-vous me revoir ?
FALIERO
ISRAËL, •laniais.
Il fait nn pas pour .soriir.
FALIERO
Heviens.
ISRAËL
A ce soir ?
FALIERO , apris une pause.
A ce soir !
Israël 5ort.'
Plus tard,