‹ Magasin théâtralChapitre 547 sur 1475 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

JJONl, VEREZZA, deux autres Affidés du

CONSEIL DES Dix, sur le devant de la scène; SERVI- TEURS occupés des apprêls d'un hal ; BERTRAM, au fond , dans un coin.

LIONI , bas à Verezza.

On VOUS a de Sténo renvoyé la sentence ; Vous l'exécuterez , mais avec indulgence. L'État veut le punir comme un noble est puni : Des égards, du respect.

VEREZZA.

Le seigneur Lioni Me parle au nom des Dix ?

LIONl.

Leur volonté suprême Laisse-t-elle un d'entre eux parler d'après lui-même? Vous pouvez être doux , en voici l'ordre écrit.

Le prenant à part . ] Cet autre ne l'est pas : il regarde un proscrit Par jugement secret traité comme il doit l'être ; Le prisonnier des plombs : une gondole , un prêtre , Au canal Orfano. Sortez.

, A ses valets. '

Partout des fleurs !

Oue les feux suspendus et l'éclat des couleurs , Oue le parfum léger des roses de Byzance , Les sons qui de la joie annoncent la présence, (Jue cent plaisirs divers d'eux-mêmes lenaissans Amollissent les cœurs et charment tous les sens.

{ A Bertram. ) (Aux valets. )

.\pprochez-vous , Bertram. Laissez-nous.

Page 1