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FALIERO, ÉLÉXA, FERNANDO, ISRAËL

ISRAËL, à Fernando.

Je VOUS dis qu'on l'a vu.

ici?

ISRAËL

Lui-même.

FERNANDO

En vain son masque le rassure.

FALIERO

Qui donc? parlez.

ISRAËL

Sténo.

FALIERO

Sténo !

ÉLÈNA.àpart.

J'en étais sûre, C'était lui.

FALIERO

Voilà donc comme ils ont respecté Ma présence et les droits de l'hospitalité !

FERNANDO

C'en est trop.

FALIERO

Se peut-il? ton rapport est fidèle?

' ISRAËL

J'affirme devant Dieu ce que je vous révèle.

FALIERO

Lioni le savait ; c'était un jeu pour tous...

J'y pense : un inconnu vous suivait malgré vous.

ÉLÉNÂ.

.l'ignore...

FALIERO

C'est Sténo.

FERNANDO

Châtiez son audace.

FALIERO , faisant un pas vers le .«alon. Je veux qu'avec opprobre à mes yeux on le chasse, ÉLÉNA.

Arrêtez.

FALIERO , froidement.

Je vous crois : ne nous plaignons de rien ; Ce cerait vainement ; retirons-nous.

ISRAËL, bas au dcj^e.

Eh bien?

FALIERO , bas à IsraëL

A minuit.

ISRAËL , en sortant, J'y serai.

FALIERO

Sortons : je sens renaître Un courroux dont mon cœur ne pourrait rester maître.

ÉLÉNA.

Vous ne nous suivez pas, Fernando ?

Non : plus tard.

Reste et donne un motif à mon brusque départ. Que Lioni surtout en ignore la cause, Il le faut ; d'un tel soin sur toi je me repose. Point de vengeance ! adieu.

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