‹ Magasin théâtralChapitre 708 sur 1475 · LEICESTER, ELISABETH · texte numérisé non relu

LEICESTER, ELISABETH

ELISABETH

Vous paraissiez rêveur.

LEICESTER

aïoi!

ÉLlSABEin.

Vous, comte.

LEICESTEU.

Pent-êlre, Madame, ai-je en effet quelque sujet de l'être.

tLIS-VBETU.

Que dites-vous !

Lfir ESTER.

Hélas !

ELISABETH

Pourquoi soupirez-vous ?

LEICESTER

Vous me le demandez, quand bientôt un époux Au cœur d'Elisabeth doit occuper ma place. Que d'un si long respect le souvenir s'efface. Que l'heureux duc d'Anjou, succédant a mes droits, Va près de vous s'asseoir au tronc de nos rois !

ELISABETH

Je pourrais, comme amie, entendre ce langage, Et gémir d'un hymen où mon peuple m'engage. Si, forcée à contraindre un sentiment trop doux , Je n'avais, comme reine, à me plaindre de vous.

LEICESTER

De moi !

ELISABETH

Dans quel séjour m'avez- vous entraînée?

Comment, sans le vouloir, m'y trouvé-je amenée?

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