‹ Magasin théâtralChapitre 732 sur 1475 · ACTE 1, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE

(A Diégarias.) Entre nous, monseigneur, avouez que le comle Dans noire paradis trouverait mieux son comple.

(Il lui fait signe de coininuer.) Les clauses du pari, les voici :

(Il lii.) (( Dans un mois, » Celui qui, sans raison, se battra plus de fois, » Vivra plus largement, séduira plus de femmes, » Et mettra plus d'adresse à conquérir leurs âmes, » Celui-là gagnera deux mille ducats d'or. »

DIÉtiARIAS.

Sont-ce là tes neveux, ôCidCampeador!!!

ABCL BEKRI, à part. Il ne se doute pas qu'il parle prés d'un homme Qui ferait encor pis pour une telle somme.

DIÉGARIAS.

Continuez.

ABUL-BEKRI

« Le duc, comme tu penses bien , » Fit tout en conscience et ne négligea rien. » Quant à moi, tout d'abord contre une âme re-

[belle » Je me heurtai. C'était une enfant jeune et belle, i> Dix-huit ans, le teint rose, au regard radieux » Et pur comme l'étoile éclose dans les cieux. — » L'hymen seul la touchait. — Or, par une nuit

[sombre, » Dans ma chapelle, après des obstacles sans

[nombre » Nous fûmes l'un à l'autre unis secrètement, » Par qui?... — Devine un peu. — Par mon valet

[Fernand... »

DIÉGABIAS, lui arrachant la lettre.

Son valet!...— L'infâme.—

ABUL-BEKRI, avec uu rire étouffé.

Ah!... — Qu'en pensez-vous?

DIÉGABIAS , avec colère.

Je pense...

(Lui jetant sa bourse avec mépris.) Que tu devrais déjà tenir ta récompense.

ABCL-BEKBI , piqué, à part.

Plus tard.

UN PAGE, entrant et annonçant:

Le roi !

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