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ACTE DEUXIEME

Même décoration ([u'au premier acte.

scenl: I.

(Diéyarias et Abul-Bekri sont en scène.) DIÉGARIAS, ABUL-BEKRI.

DIÉGARIAS, il Abul-Bekri.

(Quelle heure est-il ?

ABUL-BEKRI

Minuit bientôt.

DIÉGARIAS.

Approche-tui. — Lui montrant une bourse qui est sur la table.) Prends cette bourse.

AnuL-BEKRl, prenant la bourse et la faisant sauter dans ses mains.

Diable! elle est lourde.

DIÉGARIAS.

Dis-moi

Combien elle contient.

(Abul-Rekri met les pièces par piles , puis il les contemple avec cupidité.) ABUL-BEKKI, à part.

Je veux être un infâme.

Si ce métal maudit ne trouble point mon âme.

Eh bien ?

ABUL-BEKBI.

Cent vingt doublons.

DIÉGARIAS.

C'est un fort beau denier ; Qu'en dis-tu?

ABUL-BEKUl, souriant.

Moi, seigneur?.. — Je disais, l'an dernier, A l'un d« mes amis qui me parlait d'affaire.

Que pour cent vingt doublons j'étais homme à tout DIÉGARIAS. [faire.

As-tu changé d'avis?

ABUL-BEKBI.

Hé!

DIÉGARIAS.

Parie

ABUL-BEKRI

C'est selon.

DIÉGARIAS.

As-tu changé d'avis?... Réponds sansdélour. ABI'L-BEKRI, après l'avoir attentivement regardé.

Non.

(Moment de silence.)

Alors, si je voulais me venger d'un outrage. Je pourrais hardiment compter sur Ion courage?

ABUL-BEKRI

Oui.

DIÉGARIAS.

Sur ton épée ?

ABUL-BEKUI.

Oui.

DIÉGARIAS.

D'un mot...

ABUL-BEKBI.

J'obéirai.

DIÉGARIAS.

Même pour la mort d'un homme?

ABUL-BEKBI.

Je le tuerai.

DIÉGARIAS.

Sans pitié ni merci ?

ABUL-BEKRI

Je serai sourd aux larmes.

DIÉCABIAS.

Tu I« jures ?

ACTK II, SCf-liNi: IV.

ABCL-BEKKI.

Soyez tranquille.

DIÉGARIAS.

Où sont tes armes?

AULL-BEkRl, eiiir'oiiM aiit son manlran.

Voici.

DIÉGARIAS, nioiilrant le cabinet à droito.

ïu te mellras dims cel apparlement ,

Là;— tu seras muet surtout. — Dans uninoincnl. .

ABCL-BEKBi. [nomnie

Je vous entends ,5 seigneur, il sulVit. — (Ju'il se

Diéguc ou Lopés;"" qu'il- soit manant ou genlil-

[homnie, Clievalier de Saint-Jacque ou bien d'Alcanlara, Vous n'avez quà;parler,"etjotre liomme mourra.

DIÉGARIAS.

C'est dit ; va.— Que fais-tu ?

ABUL-BEKRI , prenant les doublons.

Maître, sans vous déplaire...

DIÉG,*.RIAS, lui arrêtant le bras.

Plus tard... — Sache d'abord mériter ton salaire. ]

ABDL-BEKKI, posant lo sac sur la table. Fort bien. —

(A part.)

Si tu savais le secret que j'ai là, Tu te repentirais d'agir comme cela ; C'est moi qui te le dis. — Potir payer mon silence ..

dié;garias.

Qu'atlends-tu ?

ABUL-BEKRI

J'obéis, monseigneur,

(Entrant dans le cabinet.

Patience !

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