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SCÈNE Vlll

INÈS, DIÉGARIAS, le ROI puis L'INQUISI- TEUR, Seigneurs, Gardes.

LE ROI, à Diégaiias.

Don Juan n'existe plus.

DIÉGARIAS, relevant la tête.

Ah ! c'est vous, monseigneur.

LE uoi.

J'ai tenu ma promesse, à votre tour, monsieur.

INÈS, avec égarement. — Marchant au roi. Vous êtes un grand roi. — Devant votre victime Vous osez réclamer le prix de votre crime. — Vous l'osez sans remords... vous l'osez sans ef-

[froi...

Sire, vous le voyez, vous êtes un grand roi. — Les voilà tous les deux... C'est infâme ! —

(Alontrani le roi.)

Cet homme

Qu'un peuple entier vénère et que chacun re-

[nomme, Qui porte avec orgeuil une couronne au front. Et se croit par son rang gardé de tout affront... Allez, allez à lui . .. — Sous la pourpre royale L'enfer n'a jamais mis une âme moins loyale. . . Ne vous demandez pas s'il est ou non puissant, Écartez le manteau, vous y verrez du sang.

Songez que c'est au roi que vous parlez, madame.

INÈS

Au lieu de menacer, roi, descends dans ton àme. — Qu'as-tu fait de l'époux que lu m'avais donné? — Réponds-moi... Pour de l'or, tu l'as assassiné.

LE ROI, à Diégarias.

Que veut dire ceci, monsieur?

DIÉGARIAS.

Cela veut dire Que toi, fils d'anciens preux, loi, le chef de l'em-

[pire.

Dont l'âme ne devrait s'ouvrir qu'aux grands

[projets, Que lu vends pour de l'or le sang de tes sujets.

LE KOI.

Malheur!...

DIÉGARIAS.

Dussé-je avoir, pour toutes funérailles.

Les membres palpitans suspendus aux murailles.

Je le dirai : rendant le mal que tu m'as fait,

J'ai voulu te flétrir par ce dernier forfait.

LE ROI, avec force.

Gardes!

(Les gardes paraissent.)

Résigne-loi, car ton heure est sonnée; Le nain sesl fait géant el lient ta destinée; — Écoule 1

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